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Les joueurs, les membres de la ligue du District de Bamako, ont battu le pavé de la Place de la CAN en direction de la Fédération Malienne du Football, le mardi 15 janvier 2019 vers 10h30 environ. L’objectif de cette contestation était d’obliger la présidente du CONOR (Comité de Normalisation de la fédération malienne), Mme Daou Fatoumata Guindo ainsi que son équipe à démissionner.

Cette contestation prend son essence dans la décision prise Mme Daou Fatoumata Guindo, le 28 décembre 2018. En effet, elle a décidé de faire descendre certaines équipes de la première division, et de faire monter certaines de la deuxième division pour l’ouverture du championnat national. Mécontents de cette décision, la structure dirigeante de la ligue de Bamako, les dirigeants de clubs ainsi que les joueurs, ont décidé de remettre à la présidente du CONOR un mémorandum, afin qu’elle démissionne de son poste.

Issa Sidibé, 2ème vice-président du bureau politique de ligue de Bamako, affirme que Mme Daou Fatoumata Guindo n’a pas les compétences requises pour résoudre la crise du football malien. C’est pourquoi la ligue de Bamako demande le départ de la présidente et de son équipe. « La présidente du CONOR et son équipe démissionnent de gré ou de force, Si elle ne revient pas sur sa décision il n’y aura pas de championnat au Mali » dixit Issa Sidibé.

Intervention policière

Lorsque la marche a pris fin de façon pacifique, la police du 14ème arrondissement est intervenue. Cependant Bissi Sangaré, en plein interview avec les journalistes, a été arrêté par les policiers. Selon certaines sources, il a été mis en demeure pour appeler les autres organisateurs. En effet tous les organisateurs se sont dirigés vers le 14ème arrondissement. Les joueurs et leurs dirigeants qui cherchaient des moyens pour rentrer chez eux tout bonnement ont été gazés par cette même police. D’ailleurs, le siège de la fédération nationale a été encerclé par les forces de l’ordre.

Le football malien n’a certainement pas besoin de toutes ces contestations si les acteurs veulent la bonne marche du sport roi au Mali. Décidément c’est les intérêts personnels qui semblent être mis en avant. Les autorités du Mali, notamment le président de la République doit prendre en main cette affaire comme son prédécesseur, M.Amadou Toumani Touré. S’il ne le fait pas la crise du football malien risque d’avoir une autre connotation.

Bissidi Simpara

Bamako, le 15 Janvier 2019

©AFRIBONE