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La marche a été organisée par une structure non connue du public. Les organisateurs qui ont été arrêtés se réclament d’un comité pour la défense des consommateurs contre la cherté de la vie.

Son objectif serait de lutter contre la hausse des prix des produits de première nécessité et pour le bien être social au Mali.

La marche du 20 août était programmée pour être suivie dans les 6 communes du District de Bamako. Mais elle n’aura lieu qu’en commune II, ayant avorté dans toutes les autres.

Cette marche a été dispersée au niveau de l’artisanat et les principaux organisatrices de cette marche serait sans papier. N’étant pas officiellement déclarée, l’association n’a pas de récépissé, nous indique une source policière.

Le président de l’association, un aide anesthésiste à l’hôpital du point G, est interpellé au 3 ème arrondissement.

L’association se réclame de la légitimité et du droit à la libre association nonobstant le fait qu’elle n’est pas déclarée.

Elle dénonce la hausse des prix des céréales et réclame de ramener le temps de communication de l’unité téléphonique à 5 mn au lieu de 3 mn.

Des revendications sociales qui trouvent un écho favorable au sein des populations majoritairement pauvres. Mais le jeu démocratique recommande la légalité.

Cependant.
En dépit du caractère illégal de cette marche, les autorités du pays doivent voir en cette manifestation un signal fort.

En effet, la situation économique et sociale du pays est très difficile. Les populations sont de plus en plus exaspérées.

D’où le risque de minimiser éventuellement cette manifestation qui traduit en réalité le ras-le-bol d’une couche de maliens qui arrivent difficilement à subvenir à leurs besoins élémentaires.

Boukary Daou

22 août 2005