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En effet, celui-ci et son association semblent sur pied de guerre après l’échec des négociations qu’ils les détaillants ont eu avec les responsables douaniers au sujet d’un report des mesures d’évaluation imposées sur les marchandises entrant sur le territoire national.

Après avoir expliqué les préoccupations des détaillants maliens au président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, Jeamille Bittar ; au président du Conseil national du Patronat Malien, Moussa Balla Coulibaly et surtout au ministre de l’Economie et des Finances, les détaillants ont décidé de faire monter la tension.

Sur ordre du Synacodem, ils proposent de fermer tous les magasins pour la journée d’aujourd’hui en guise de protestation.

Le secrétaire général du Synacodem, Cheick Oumar Sacko que nous avons rencontré nous a révélé qu’une marche est aussi programmée sur le ministère des Finances ou sur le Palais de Koulouba.

Les manifestations qui seront étalées sur le temps vont continuer jusqu’à la levée de la mesure sur les marchandises.

Cependant au niveau des services des douanes, l’on veut calmer le jeu.

Selon un responsable douanier, il est curieux que les détaillants qui ne sont pas habilités à importer les marchandises soient aujourd’hui les agitateurs.

«Ce qui se passe présentement n’est nullement une augmentation des tarifs des droits douaniers. Ce n’est ni plus, ni moins qu’une juste application des textes. Si les détaillants ne veulent pas se soumettre à l’évaluation des droits en cours, ils peuvent demander à ce qu’on décharge leurs marchandises et qu’en les évalue» ; affirme un responsable de la douane.

Les autorités peuvent-elles s’opposer à l’option prise par la douane surtout en ces temps de vache maigre ? C’est toute la problématique de ce bras de fer entre détaillants et douaniers.

Birama Fall

18 octobre 2005.