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une-64.jpgAyant perdu l’usage de sa main droite, il se débrouille avec la gauche et s’en tire bien. C’est ainsi qu’il est disponible pour aider certains dans de petits boulots variés (curage de fosses septiques, maçonnerie, etc.). Il est passé maître dans l’art d’abattre les chiens dont les propriétaires veulent se séparer.

Le 27 juillet dernier, un chef de famille lui demanda de venir abattre son cabot. Il se présenta chez le monsieur aux environs de 20 heures et mit fin à l’existence de Milou.

Il embarqua « sa chose » dans un sac après avoir payé la somme de 4 000 FCFA, qu’avait exigée de lui le proprio du chien.

Et dire que Marcel avait emprunté l’argent à un boucher, à qui il avait promis le remboursement dès que toute la viande du chien serait vendue.

Les choses allaient mal tourner par la suite, car le sac, confié à une dolotière, aillait disparaître au retour de Marcel, qui était allé effectuer une course.

Il ne le fallait pas ! A son arrivée, personne n’était en mesure de lui dire où était passé « son chien ». De fil en aiguille, il allait savoir qu’un militaire s’était rendu coupable de la disparition de son bien. Sans ambages, il le joignit à son logis, où il tomba sur un groupuscule s’affairant à apprêter l’animal.

Marcel se plaignit amèrement, et que pensez-vous que fit le maître des lieux ? Ce dernier exhiba un fusil de chasse pour menacer « l’indésirable visiteur ».

Il y eut du rififi avant que le bidasse daigne restituer une partie du chien, dont il avait pris, une cuisse, le cou et la tête.

Marcel s’empara du reste, quitta les lieux et alla conter sa mésaventure à qui voulait l’entendre dans le quartier.

Comment rembourser les 4 000 F empruntés ?

Notre homme s’en remet à Dieu en espérant que son créancier le comprendra pendant que la hiérarchie militaire s’occupe du cas de l’indélicat élément.

L’Observateur Paalga du 29 juillet 2008