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une-216.jpgMoussa Mara, le bourreau de Kidal, qui continue à dire qu’il ne regrette rien et que si c’était à refaire qu’il n’hésiterait pas, cherche désormais protection. Il y a quelques mois, l’ancien Premier ministre s’est marié avec une de ses anciennes collaboratrices, non moins homonyme de l’actuelle ministre de la Justice, en même temps fille adoptive de cette dernière. Tout cela s’est passé quand Madame Sanogo a été nommée au ministère de la Justice. Trois jours après, Moussa Mara enlevait les colas pour sa fille adoptive (la ministre n’a pas d’enfant, sa fille adoptive porte d’ailleurs le même nom qu’elle), et une semaine après, il a procédé au mariage civil à l’insu de son épouse, ou disons, qu’il a nié l’information. Dès son mariage, quelqu’un nous avait dit que Moussa était un calculateur et qu’il craignait certainement un dossier lié à sa gestion. Quand il y a eu les conclusions de la commission sur Kidal, la même personne nous a confié que c’était ça la raison de son mariage. Or, tous les professionnels de la Justice sont formels : si Moussa devait avoir des problèmes avec la Justice, elle ne lèverait pas le petit doigt ; son intégrité est sans reproche. Le bourreau de Kidal peut avoir la grande gueule, mais il a peur de la justice.

Après la grève, les audiences
La Confédération syndicale des travailleurs du Mali (Cstm), après avoir fait des marches, des meetings, des conférences et des grèves, revient à de meilleurs sentiments. Dans un courrier adressé à Mme le ministre de la Fonction publique, chargée des relations avec les institutions de la République, la Cstm demande son aide afin de rencontrer des ministres comme celui des Finances et de l’Economie, ses homologues de la Communication et de l’Economie numérique, et de l’Education nationale. Cette demande surprend plus d’un dans la mesure où pendant les négociations, le secrétaire général de cette centrale avait dit beaucoup d’insanités à l’endroit du ministère de la Fonction publique. Malgré tout, Diarra Raky Talla était restée imperturbable face à un agitateur professionnel, Hamadoun Amion Guindo. Au ministère de la Fonction publique, on est disposé à organiser ces audiences. Mieux, la Cstm est un partenaire. Quelle honte pour le vieux syndicaliste retraité !

Cité des noces
Naturellement, tout regroupement ou fréquentation prolongée conduit à la création de liens d’amitié, de parenté, de complicité, mais aussi des relations amoureuses. Notre cité administrative ne fait pas exception à la règle. Si des vigiles des lieux n’ont pas eu peur de déclarer leur amour à des travailleurs, ou encore des militaires en faction sont tombés amoureux des secrétaires et autres travailleuses de la cité. Plusieurs jeunes ont tissé des liens amoureux à la Cité, certains se sont concrétisés en mariage. Plusieurs jeunes gendarmes ont pu convaincre des jeunes dames à la Cité et ont convolé en noces. Cela est naturel, mais des relations entre les ministres et leurs collaborateurs ne sont jamais transformés en mariage. L’actuel gouvernement bat tous les records de liens de concubinage. On annonçait la semaine passée des relations intimes entre une ministre et son ségal. Cette semaine, nous apprenons qu’un ministre vit avec un de ses chargés de missions, une dame en l’occurrence. La chargée de mission est dans toutes les missions du département avec son amant de ministre au vu et au su de tous les membres du cabinet. Le troisième cas est un ministre qui vit avec sa nièce, chef de cabinet. Tout cela se passe dans notre belle cité des noces. En tout cas, on dit que draguer n’est pas un mauvais comportement chez un homme. Et chez les femmes ?

Ambassadeur-touriste
L’actuel ambassadeur du Mali en Inde est un véritable touriste. Toujours bien habillé avec sa femme, ils visitent des sites touristiques et endroits romantiques en Inde. Le couple Samaké travaille plus entre les jardins botaniques, les musées et les espaces de loisirs que dans l’ambassade du Mali en Inde. Et toutes ces activités sont sur la page facebook de notre ambassadeur, qui, pendant la présidentielle, avait décidé de tourner les pages des 20 ans de la démocratie. Voilà qu’il se retrouve entre les pages qu’il ne pourra plus jamais tourner. Yeah Samaké a vu son parti vider de ses militants. Le président des jeunes Yah Bagayogo et plusieurs jeunes ont démissionné, tout comme le vice-président Amadou Tiéoulé Diarra. Le PACP n’a que son président comme seul membre. Les gens qui arrivent actuellement ne connaissent rien du parti. IBK a commis une grosse boulette en nommant Yeah Samaké comme ambassadeur au pays de sa belle-famille, parce que sa femme est une Indienne. Au rythme des voyages et des visites dans les espaces verts et lieux de loisirs, le couple Samaké risquerait de tourner le premier film Indou du Mali. En tout cas, c’est un véritable ambassadeur-touriste qui représente le Mali à Dehli.

Bakary, un ingrat
Bakary Togola s’est attaqué aux opposants en oubliant carrément le problème des paysans. Tellement remonté contre l’opposition, il dit au président de s’occuper des militaires, et lui, il se chargera de mobiliser les jeunes et les femmes pour IBK. Bakary Togola, dans son intervention, a même oublié qu’on était sur un terrain agricole. Les ministres et les directeurs qui n’ont rien fait face à la marche de l’opposition ont été écorchés par le président de l’APCAM. «Si vous êtes ministres, directeurs, dans n’importe quel poste aujourd’hui, c’est grâce à IBK. Parce qu’il est président, vous devriez l’aider dans sa tâche et ne pas le laisser seul», a-t-il dit. Il a parlé sans reconnaître que la journée paysanne est une initiative du président ATT, c’est IBK qui l’a rappelé. C’est une ingratitude de la part de Bakary Togola. Lequel veut se transformer en donneur de leçons au peuple malien, et aux ministres du gouvernement actuel. Il est ingrat Bakary Togola, lui qui a abandonné le PDES pour le RPM, et passe tout son temps à téléphoner aux membres du gouvernement.

IBK clarifie sa position
Lors de la journée paysanne 2016, à Baguinéda, le samedi 28 mai 2016, le président IBK a dit qu’il n’est pas contre le retour d’ATT au Mali. «Je n’ai aucun problème avec ATT, on se verra bientôt. Je n’ai pas fait partir le président ATT, je ne le bloque pas à Dakar. Je sais qu’il m’entend, je le remercie d’avoir initié la journée paysanne au Mali. C’est à son actif». IBK a fait plus de 40 minutes d’intervention en bamanakan. Comme toujours, il demande à Dieu d’aider la vérité afin qu’elle éclate au grand jour pour le bonheur de tous les Maliens. La sortie du président IBK semble s’inscrire dans la démarche du meeting du 21 mai 2016, qui demandait aussi le retour d’ATT. C’est pourquoi le PS Yeleen Koura a rejoint la majorité présidentielle. Cette décision a été prise au cours d’une conférence nationale improvisée à la Maison des Aînés, travaux sanctionnés par un soutien au président de la République IBK. Ce parti a décidé cela pour faciliter le retour d’ATT, selon ses leaders qui ont eu un deal avec le Rpm à travers Moussa Tembiné, président du groupe parlementaire Rpm. En tout cas, IBK a été clair lors de sa sortie à Baguinéda. Sauf que son gouvernement a introduit une requête à l’Assemblée nationale afin de juger ATT pour haute trahison. Et cette question n’est pas encore tranchée par les députés.

La journée en direct
Depuis le coup d’Etat du 22 mars 2012, la journée paysanne n’était plus retransmisse en direct à la radio nationale. Depuis ce samedi 28 mai 2016, c’est chose faite. Pour l’édition 2016 à Baguinéda, l’ORTM a sorti une artillerie légère pour permettre aux auditeurs de la radio nationale de suivre cette rencontre capitale pour le monde paysan de notre pays. Depuis les premières éditions des journées paysannes de 2003 à Koutiala, Kita, Kolokani, il n’y avait plus de retransmission. C’est le nouveau directeur général de l’ORTM qui a décidé de la reprise de cette retransmission et dans les 13 langues nationales du pays. Pour certains paysans, c’est un dialogue direct entre eux et le président de la République. «Ça doit être partagé avec tous les paysans du Mali, ceux qui sont restés dans les champs sauront si nous avons transmis ou pas aux autorités leurs doléances et autres messages», dit un paysan. L’autre avantage, c’est que le monde rural se sente au cœur des préoccupations des plus hautes autorités. Surtout que cette année, le président IBK a longtemps parlé en bamanakan afin d’être compris par la plus grande majorité des Maliens. La reprise de la retransmission de cette journée a été saluée par les paysans et les autres acteurs du monde rural.

Une première pour un Français
La finale de la très lucrative League des champions s’est jouée le samedi 28 mai 2016 au Stade San Siro. Elle a vu la victoire du Real Madrid. Si le Real Madrid n’a jamais gagné dans son histoire à San Siro en quinze tentatives (5 nuls, 10 défaites), il ne s’est jamais, non plus, incliné face à l’Atlético en quatre confrontations en C1 (1959, 2014, 2015 et 2016). Avec cette victoire, Zinedine Zidane intègre le cercle restreint de ceux qui ont remporté la Ligue des champions aussi bien comme joueur que comme entraîneur, après Miguel Muñoz, Giovanni Trapattoni, Johan Cruyff, Carlo Ancelotti, Frank Rijkaard et Pep Guardiola. Le Real Madrid continue d’écrire sa légende. Zinedine Zidane aussi. Soixante ans après son premier sacre lors de la première édition de la Coupe des champions, et deux ans après sa défaite obtenue face à l’Atlético de Madrid (4-1 a.p.), le club merengue a de nouveau dominé son rival et voisin pour remporter sa onzième couronne européenne. Le Français est, lui, entré dans la caste très fermée des hommes à avoir gagné le trophée en tant que joueur et entraîneur, cinq mois seulement après sa nomination à la tête de l’équipe première. Contrairement à l’édition 2014, qui avait vu les Merengue s’imposer durant la prolongation, il a fallu attendre les tirs au but pour voir le Real remporter le match (1-1, 5-3 aux t.a.b.). Il devient le 1er entraîneur français à remporter la Champions League, en tant que joueur et entraîneur.

Le Reporter du 31 Mai 2016