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La prolifération des maquis dans les quartiers de Bamako : Un pied de nez aux bonnes mœurs

Les maquis (bars et chambres de passe) poussent un peu partout et presque dans tous les quartiers de la capitale malienne. Le phénomène a atteint une certaine proportion qu’on a du mal à le freiner. Ces lieux ‘’sataniques’’ sont crées autant dans des endroits reculés qu’aux bords des grandes artères de la ville. D’où l’atteinte publique à la pudeur et aux bonnes mœurs.

S’il y a un phénomène qui inquiète aujourd’hui la population bamakoise, c’est bien la prolifération des maquis. Un secteur d’activités qui semble inexorablement connaitre un boom impressionnant dans le district de Bamako.

En effet, le secteur hôtelier dans notre pays est miné de nos jours, par l’émergence inquiétante de création à la sauvette des débits de boisson et autres espaces informels de distraction. Chacun au gré de son vouloir mercantile aménage un bar ou un semblant hôtel servant de chambres de passe. Et ce, dans la plupart des cas, sans passer par les voies légales. Cette nouvelle activité à tendance à devenir une véritable entreprise néfaste, et pour le secteur de l’hôtellerie que de l’éducation des enfants.

Par conséquent, la ville de Bamako a complètement transformé de visage. Cependant, il est à préciser que la ville de Bamako doit la multiplication de ces maquis à l’arrivée des chinois. Les chinois sont venus révolutionner ce secteur, ils ont loué beaucoup de concessions pour les transformer par la suite en bars et maisons de passe, en laissant souvent la gérance aux maliens eux même. Ils ont mis leur talent et tout leur savoir faire en pratique, au point de transformer certains quartiers de Bamako en un coin de Chine. Tous les grands vices des temps modernes se manifestent dans ces lieux, caractérisés par : la consommation de la drogue, de l’alcool ainsi que du sexe à ciel ouvert grâce aux prostituées et homosexuels… Tout cela, pour dire que la prolifération des maquis a engendré un milieu d’affaires foisonnant avec de considérables chiffres d’affaires pour les gérants et tenanciers de ces établissements. Ce qui a poussé plusieurs personnes à adhérer à ce domaine. Dans les maquis, tout se vend et tout s’achète. Un endroit malsain , remplit de toutes sortes de personnes de mauvaise réputation, notamment les délinquants et bandits de grand chemin.

On a l’impression que les autorités n’ont pas fait grand-chose pour lutter contre ce fléau. A cause de ce phénomène, l’alcool est devenu la boisson la plus consommée et cela ne dérange personne. Ainsi que la prostitution, devenue un métier de jour pour les filles. Ce qui est marrant est que la plupart des clients sont les grands cadres des administrations publiques eux mêmes. Dans ces espaces à proximité des concessions, il n’est pas rare de voir, sous l’effet de l’alcool, certains patrons mettre la bouteille sur leur tête pour danser devant les filles de joie. Qui doivent donc réprimander ?

Le problème c’est qu’il n’y a aucun contrôle sur les conditions d’implantation de ces lieux. Pourtant autrefois, ces endroits étaient réservés aux touristes et aux voyageurs, tel ne semble plus être le cas maintenant. Avec la percée des chinois au Mali, notre capitale est inondée de bars et des hôtels de passe. On dirait que dans notre pays l’argent règle tout. Car au niveau des mairies et autres structures spécialisées dans le contrôle de ce secteur, on affirme que les chinois sont des bons payeurs. Tant pis donc pour l’éducation des enfants et la dégradation de nos valeurs sociétales. « Un homme averti en vaut deux » quand on a été prévenu de ce que l’on doit craindre, on se tient doublement sur ses gardes.

Fily Sissoko (stagiaire)

Tjikan du 19 Novembre 2013