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La communauté musulmane du Mali a célébré dans la nuit de mercredi à jeudi (28 – 29/10/20), l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (Psl). Prêches, lecture de coran et prières ont été les temps forts de cet événement à travers le pays. Le thème retenu cette année est : « Ensemble pour la renaissance de notre patrie ». A cette occasion, de nombreux guides religieux ont invité les fidèles à prier pour le Mali et à se donner la main face aux défis actuels.

Les mosquées, places publiques, terrains de football à Bamako comme à l’intérieur du pays étaient remplies de monde hier soir. Les fidèles se sont déplacés en nombre pour écouter les prêches et prier pour le pays. Selon eux, le « maouloud » est une occasion pour saluer la naissance du prophète mais aussi mieux connaître l’islam. Au stade du 26 mars, des milliers de fidèles ont répondu présent à l’appel du chérif Ousmane Madani Haidara. Dans son allocution, le chérif a rappelé au public certaines valeurs cardinales de l’islam notamment la tolérance et l’entraide.

Pour Mohamed Moussa Diallo, membre du groupement des leaders spirituels du Mali, le Maouloud renforce « la communion de tous les musulmans du Mali et du Monde ». Au stade, une dame habillée à l’effigie du chérif a indiqué que « le maouloud est pour elle, une bénédiction et une opportunité pour prier pour sa famille et le retour de la stabilité dans le pays ».

Cette célébration intervient alors que le pays est confronté à plusieurs défis liés à l’insécurité et aux tensions sociales. C’est pourquoi, certains leaders religieux ont demandé à tous les fils du pays de se donner la main pour un Etat plus fort.

Au stade Modibo Keïta de Bamako, le guide spirituel des soufis, Cheick Soufi Bilal Diallo a prêché devant des centaines de fidèles en faveur de la paix et l’entente des cœurs et des esprits. « Nous sommes tous issus du Mali, c’est pourquoi on doit faire tout pour préserver notre pays mais aussi pour être ensemble pour le développement, la cohésion en acceptant nos différences », a t-il laissé entendre. Selon lui, « c’est la seule condition pour bâtir un Mali meilleur, un Mali qui sera prospère à travers la cohésion et la paix ».

Il faut noter aussi qu’en plus des prières, le Maouloud est une occasion pour beaucoup de gens de se frotter les mains. De part et d’autres, on peut voir les vendeurs de chapelets, de nattes de prières, de sachets et bidons d’eau, des galettes et bien d’autres articles.

Source: Studio Tamani