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Pour affaiblir l’opposition, le RPM, dans la perspective d’assurer un second mandat présidentiel à IBK, a fait désormais de son cheval de bataille la politique coloniale de diviser pour mieux régner. Après Amadou Koïta qui a mordu à l’hameçon, la perche est désormais tendue à d’autres partis de l’opposition. C’est l’amer constat qui ressort de l’actuelle réconciliation pour la paix prônée par le parti présidentiel (RPM).

une-3157.jpgLes partis de la mouvance présidentielle ont animé un meeting le 21 mai dernier pour donner le ton. IBK connait très bien le B.A.BA de la division pour avoir été le président de l’ADEMA et Premier ministre (1994-2000) d’Alpha Oumar Konaré. Durant les six ans qu’il a passés à la primature, ils (Alpha et IBK) n’ont fait que casser les partis politiques (PDP, CNID, RPD) et diviser les hommes.
A commencer par le regroupement politique, PSPR (Partis signataires du pacte républicain). Cette alliance volera en éclats à cause de certains caciques de la ruche à vouloir composer avec l’ancien régime de Moussa Traoré contre les vieux de l’US-RDA qui voulaient se défaire des cadres militants de l’ex-UDPM ayant rallié l’ADEMA. Ensuite, il y a eu le COPPO (Collectif des partis politiques de l’opposition) dont la suite est connue (prison).Tout a été cassé pour permettre à Alpha d’avoir un second mandat.
S’inspirant aujourd’hui de cette aventure ambigüe de son mentor Alpha Oumar Konaré, IBK commence par dévorer les poids plumes de l’opposition : le PS-Yélen- Coura, parti fondé par (Amadou Koïta) un «attéiste» fieffé, le PDES (Parti pour développement économique et social), animé par les partisans de l’ancien président ATT et FARE-An ka Wili (Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence) dirigé par Modibo Sidibé, ancien Premier ministre du général ATT.

Actuellement, ce sont le parti FARE-An ka Wili et le PDES qui sont dans le viseur du RPM. C’est la raison pour laquelle le président des FARES, Modibo Sidibé, n’a pas pris part à la marche organisée par l’opposition le 21 mai. Normal! Un des barons du parti FARE-An ka Wili est l’un des initiateurs de la Lettre de Dakar de 2002 par laquelle ils ont invité ATT à présenter à la présidentielle de la même année.
Quant au maire de Goundam, Seck Oumou Sall du PDES, connue pour sa transhumance politique, elle ralliera bientôt le Rassemblement Pour le Mali, selon plusieurs sources.

Safounè KOUMBA

L’Inter de Bamako du 13 Juin 2016