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D’une taille moyenne et d’un teint légèrement noir, Manssan Guindo, par la qualité de sa voix et de son jeu scénique, fut la merveille qui a illuminé le stade Abdoulaye Macoro Sissoko, le lundi soir lors du passage de la troupe de Mopti devant le jury.

Pensionnaire du groupe « Jamanaty » de Mopti, qu’elle a rejoint, il y a de cela trois ans. Commerçante, dans la vie courante, Manssan Guindo est vendeuse de pagne à Mopti. Mariée et mère d’un enfant, celle qui a eu l’honneur de défendre les couleurs de la Venise malienne, dans la compétition du solo a été à la hauteur des attentes.

Manssan a fait sienne la maxime qui voudrait que le choix de vivre de son talent n’accorde aucune place au hasard. A la sortie de la journée mondiale de la lutte contre le SIDA et en plein mois de lutte contre la pandémie du siècle, la soliste de Mopti est arrivée avec une chanson intitulée « le mal du siècle ».

Chantée en bambara, malgré que la chanteuse est dogon, semble être un choix délibéré pour permettre au maximum de maliens de capter les paroles de la chanson.

L’artiste en herbe qui aura sûrement une belle carrière dans les années à venir, déplore la misère des orphelins du SIDA. Elle se focalise sur cette misère pour sensibiliser les populations sur les dangers du SIDA.

Manssan Guindo, avec sa prestation dans le solo de chant, s’est pratiquement positionnée comme l’étoile dans le ciel de la troupe de Mopti. Avec une voix sans déchet et un jeu scénique qui invite le public à participer à la fête, le talent de la mopticienne ne fait aucun doute.

Il n’est pas exclu de la voir dans le trio de tête dans la catégorie solo de chant. En plus de la pertinence de son thème qui porte sur le SIDA, le mal du siècle, elle chante juste et danse bien.


Assane Koné Envoyé Spécial à Kayes

24 Décembre 2008