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Au Soudan, les mouvements de rue se succèdent, les répressions aussi. En effet, au lendemain de la manifestation du 29 juillet dernier contre l’inflation et les pénuries, qui a laissé cinq cadavres sur le carreau, la rue a encore grondé pour exprimer sa colère. Ce, au moment où civils et militaires peinent à s’accorder sur un modus operandi pour la conduite de la Transition. Et cette intervention musclée et sanglante de la soldatesque, vient alourdir le bilan macabre de la junte qui s’accroche au pouvoir depuis la chute du dictateur Omar El Béchir, emporté en avril dernier par la bourrasque des manifestants qui ne demandent ni plus ni moins que la transmission, dans les meilleurs délais, du pouvoir à une autorité civile. S’il est une constante qui crève les yeux, c’est que la junte militaire ne joue pas franc-jeu. Mais autant les croquants semblent décidés à ne rien lâcher, autant les hommes en kaki montrent peu d’enthousiasme à faire droit aux revendications de ces derniers, usant de subterfuges pour faire traîner les négociations en longueur. A cette allure, l’on se demande où va le Soudan et jusqu’où mènera le bras de fer entre civils et militaires. Quoi qu’il en soit, s’il est une constante qui crève les yeux dans cette affaire, c’est que la junte militaire ne joue pas franc-jeu.LePays