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De sources généralement crédibles, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a tapé du poing sur la table, jeudi dernier, lors du dernier conseil des ministres, qui avait été retardé de 24 heures.

Il a dit ne pas comprendre pourquoi le Général de corps d’armée Amadou Aya Sanogo, convoqué par la justice, n’est toujours pas allé répondre. Trois ministres étaient particulièrement visés: ceux de la Défense, de la Sécurité intérieure et de la Justice.

Ce trio s’est bien expliqué, en parlant d’une procédure déjà achevée auprès du ministre Soumeylou Boubèye Maïga, qui a donné son quitus et qui a préparé un scénario à cet effet. Sans entrer dans les secrets d’Etat, ce qu’il faut savoir c’est que le Général Sanogo sera conduit de «gré ou de force» ce lundi 18 novembre devant le juge instructeur, Yaya Karambé, celui-là même qui avait émis le mandat d’amener contre lui.

Une stratégie militaire a été mise en œuvre pour que, dès ce lundi, Sanogo soit entendu sur des faits accablants. Il ne serait pas étonnant que, ce même lundi, il soit mis sous mandat de dépôt, si l’interrogatoire arrivait à prendre fin. Dans le cas contraire, il se poursuivra les jours suivants et son inculpation suivra, parce que les faits à lui reprochés sont gravissimes. Pour jouer au dilatoire, il pourrait récuser le juge Karambé, qui serait un beau-père du Lieutenant Konaré, devenu l’ennemi n°1 de Sanogo.

Les faits reprochés à Sanogo vont de la maltraitance aux sévices, en passant par les tortures et, surtout, des morts d’hommes. Des accusations formulées par ses ex- collaborateurs. Des vidéos existeraient, semble t-il, pour corroborer tout cela. A suivre.

Chahana Takiou

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Prétendu statut de chef d’Etat à Sanogo : le temps donne raison à 22 Septembre

Dans le débat portant sur le prétendu statut accordé à l’ex – putschiste, nous avions soutenu que c’est un vrai faux statut de chef d’Etat, parce que nous avions enquêté pour le savoir. Ceux qui restent dans leurs bureaux pour écrire ont cru bon de nous apporter la contradiction. Mais ils ont été déçus, parce qu’eux – mêmes, comme à leur habitude, se sont dédits.

Eux, qui avaient dit qu’IBK avait installé Sanogo dans des privilèges d’ex chef d’Etat, retournent aujourd’hui leur veste, pour affirmer que le même IBK «n’a pas encore validé la décision». Quel contraste et quel ridicule! Heureusement que ce dernier ne tue plus dans notre pays.

Le temps nous a rapidement donné raison: Sanogo n’a obtenu aucun statut d’ex chef d’Etat, a fortiori les privilèges y afférents. Il sera, d’ailleurs, entendu normalement ce lundi par le juge Yaya Karambé.

Chahana Takiou

22 Septembre du 18 Novembre 2013