Partager

La justice comorienne a lancé un mandat d’arrêt international contre l’ex-vice-président Djaffar Said Ahmed Hassane, qui s’était opposé à la réforme constitutionnelle du chef de l’Etat Azali Assoumani, a-t-on appris lundi de source judiciaire. Un juge d’instruction de la Cour de sûreté de l’Etat a formellement inculpé vendredi M. Hassane « pour des faits d’attentat et de complot contre l’autorité de l’Etat » et délivré un mandat d’arrêt contre lui, a indiqué cette source à l’AFP. Selon ses proches, l’ancien vice-président avait quitté les Comores jeudi pour un voyage à l’étranger, sans être inquiété. Visiblement pas informée de ce voyage, la police a interpellé l’épouse de M. Hassane et l’a placée en garde à vue pendant près de vingt-quatre heures avant de la relâcher, a indiqué à l’AFP l’entourage de l’ancien vice-président. Le ministère des Affaires étrangères de l’archipel a pour sa part informé ses missions diplomatiques et consulaires que « les passeports diplomatiques délivrés en faveur de Djaffar Ahmed Said Hassane en qualité de vice-président (…) ont été annulés », a indiqué une note ministérielle consultée par l’AFP. Magistrat de formation, l’ancien vice-président était tombé en disgrâce depuis plusieurs mois pour avoir critiqué ouvertement la réforme constitutionnelle du président Azali, adoptée à une très large majorité par référendum le 30 juillet. Elle autorise désormais le chef de l’Etat à accomplir deux mandats de cinq ans successifs.AFP