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Trois questions au Capitaine Mamoutou Koné : «Nous savons tous que le nom Hamadoun Amion Guindo pose problème dans notre pays »
Le Prétoire : présentez-vous aux lecteurs

Mamoutou Koné : Je me nomme Mamoutou Koné. Je suis le porte-parole des Syndicat national des travailleurs des Douanes (Sntd).

Il y a une crise qui sévit actuellement au sein du corps syndical de la douane. Pouvez-vous nous édifier un peu plus sur cette situation ?
Il y avait une crise. Mais, il y a une dizaine de nos collègues qui veulent mettre la division au sein de la douane malienne. Ils voudraient mettre deux syndicats en place, ce qui n’est pas du tout bien. Depuis le coup de force du 22 mars, les bailleurs de fonds ont tourné le dos à notre pays. Aujourd’hui, c’est la douane qui est en train de tout faire pour que l’économie malienne tourne. Nos supérieurs nous ont dit que ce n’est pas bien d’avoir deux syndicats car nous risquons de partir vers la rupture et des affrontements. Nous avons compris que nos supérieurs ont raison.

Nous avons décidé, à la réunion du 30 avril 2012, à travers un protocole d’accord, de nous mettre derrière le bureau de Katilé. Nous tous, nous savons que c’est un bureau qui s’est battu pour améliorer les conditions des travailleurs. C’est un bureau qui a défendu les intérêts des travailleurs des douanes. Nous avons décidé de nous mettre derrière ce bureau jusqu’à nouvel ordre. Ce qui choque, c’est de voir certains cadres partir à un congrès avec une dizaine de personnes. Nous savons tous que notre pays traverse une crise.

Les régions du Nord du pays n’existent plus. Comment peut-on partir à un congrès? Soyons sérieux dans nos actions pour éviter le pire. Le mieux est d’attendre la fin de la crise. Notre devoir, en tant que porteur d’uniforme, est de nous rendre au Nord du pays pour une libération totale. Ils ne veulent pas la bonne marche de la douane. Certaines personnalités veulent passer par le Sntd pour régler des litiges avec l’administration douanière et le bureau de Kati. Aucun patron des douanes n’étaient présent à ce congrès. C’est seulement le chef de Brigade du Bmex en la personne de Tangara, qui y a été.

En évoquant certaines personnalités, pour être un peu plus clair avec vous, nous avons appris par certaines sources que le secrétaire général de la Cstm est au centre de cette division?

C’est vrai que Hamadoun Amion Guindo était au congrès. Nous savons tous que le nom Hamadoun Amion Guindo pose problème dans notre pays. Il est impliqué dans tous les débats. C’est un homme qui ne veut pas la paix pour notre pays. C’est un homme qui ne veut pas s’asseoir pour qu’on trouve des solutions aux problèmes qui minent notre pays. Il est toujours au cœur des divisions. Nous n’avons pas été surpris de sa présence au sein de nos collègues qui veulent la division à la douane. Il veut simplement une partie de la douane pour utiliser contre l’Etat.

Comme celle de la police. Il se fatigue. On ne va pas le laisser mettre la zizanie au sein de la douane. Il n’a qu’à savoir que nous sommes plus violents que lui. Il ne peut pas nous intimider. Il n’est pas un douanier, c’est un syndicaliste. Il ne peut même pas résoudre notre problème. Le bureau qui a été mis en place n’engage que cet homme.

Que préconisez-vous pour un retour de l’entente au sein du corps syndical?

C’est une victoire. Je demande tout simplement à nos collègues de revenir en arrière. Le congrès a été un échec total. La salle était remplie par des travailleurs de la Cstm et des commerçants. Il n’y a aucun douanier. Aucun de nos supérieurs n’était présent.

C’est vraiment une humiliation. Depuis que M. Gaoussou a fait son discours, nous avons compris que c’est un aigri social. Il a insulté l’Administration douanière, le président de la République. Ils ont fait un congrès sans clôture. Nos frères, nos compagnons d’arme qui sont dans l’erreur, n’ont qu’à mettre de l’eau dans leur vin. La nuit porte conseil. La porte est grandement ouverte. Ils n’ont qu’à comprendre qu’ils n’ont aucun supérieur avec eux. Ils n’ont qu’à revenir pour se mettre derrière le bureau de Katilé.

Propos recueillis par Destin GNIMADI
Destin GNIMADI

Le Prétoire du 17 Septembre 2012