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Mamadou Igor Diarra, le PDG de la BIM-SA, s’est dit optimiste face à la privatisation annoncée.

« En mars 2006 nous avions annoncé les deux années à venir comme l’ultime phase de l’achèvement du processus de restructuration. Mars 2008 nous sommes au terme de deux années d’un mandat de redressement accéléré à nous confié par les plus hautes autorités », dira Mamadou Igor Diarra.
Ensuite, il annoncera son bilan.

« D’une situation de perte de presque 5 milliards en 2005, notre banque a retrouvé la profitabilité souhaitée en réalisant successivement des résultats d’exploitation positifs de 2,6 milliards en 2006, 8 milliards avant impôt en 2007 en dépit d’un effort de provisionnement additionnel de près de 1 milliard 300 millions de F CFA, classant désormais notre banque comme l’un des plus importants contribuables du pays après les plus grandes sociétés minières.

Cette dernière performance de l’exercice 2007, soit le double des prévisions, est sans doute l’inscription d’une page de l’histoire bancaire de notre pays puisqu’il s’agit du résultat le plus important obtenu sur notre place bancaire avec un niveau net de 5 milliards 130 millions de F CFA », ajoutera-t-il.

Il a poursuivi en faisant noter qu’ « à la faveur du renforcement des règles de bonne gouvernance, et de l’effectivité de l’assainissement financier, nous avons mieux géré un total de bilan qui, après un niveau de 131 milliards au 31 décembre 2006 pointe désormais à 178 milliards de F CFA au 31 décembre 2007 avec des ressources de 158 milliards et des emplois de 154 milliards, contre respectivement 120 milliards et 112 milliards de F CFA en fin 2006.

Nous nous sommes appropriés non sans difficultés en 2007 et en 6 mois un nouveau système informatique mais enfin avec succès réussissant ainsi l’une des conditions d’expansion sans lesquelles l’entreprise résisterait difficilement dans son environnement ».


55 points de vente, 15 % du marché

Le réseau BIM est l’un des plus dense au Mali : 55 points de ventes au Mali, et 15 % de part de marché des dépôts et crédits. Elle dispose de points de vente en France, en Espagne et aux USA. La BIM-SA appuie beaucoup les télécoms, le BTP, le commerce général, l’énergie, surtout le sous-secteur électricité « qui a dépassé pour ce seul segment toutes les attentes et a culminé à presque 40 milliards de F CFA à travers différents projets qui contribueront de façon durable au développement économique de notre pays ».

« A la faveur d’une dense compétitivité, nous avons insufflé la baisse des conditions générales de banque impulsant le pouvoir d’achat de nos clients particuliers et concourant à une meilleure profitabilité des entreprises qui nous font confiance ».

« Le futur de la banque est donc plutôt radieux et contrairement aux démons du passé, l’Etat actionnaire dont nous sommes mandataires devant vous a prouvé qu’il pouvait bien gérer surtout lorsqu’il s’agit d’un domaine aussi sensible qu’est celui de la banque.

Il est donc de notre devoir d’affirmer et de témoigner devant les administrateurs présents au cours de cette session que l’Etat actionnaire et administrateur a créé les conditions permissives d’un meilleur avenir pour notre établissement bancaire. C’est pourquoi son désengagement ne doit plus être une source de préoccupation pour nos partenaires et pour nos employés ».

Alexis Kalambry

09 Mai 2008