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Face à l’accumulation des problèmes liés à sa gestion foncière, le maire de Moribabougou, pour se donner bonne conscience, vient de mettre en place une coordination des jeunes qu’il utilise comme bouclier pour combattre ses adversaires politiques. Cette coordination qui a été installée en catimini n’a pas tardé d’être contestée par d’autres jeunes de la commune qui ont mis en place une commission de crise.

C’est dans une zone interdite d’habiter, à cause du passage de la ligne de haute tension de l’EDM, que des parcelles ont été distribuées à Moribabougou.

Le forfait a été découvert quand les bénéficières de ces lots de malheur ont commencé les travaux de construction en creusant les fondations de ce qu’ils pensent être leurs futures maisons. Il se trouve également que ces travaux ont causé des dommages à la société Zéyna- Hydro dont les installations d’adduction d’eau se trouvent sur la zone.

Le cercle de Kati alerté a reporté les décisions d’attribution de ces parcelles, le lieu étant sous l’emprise de la haute tension de l’Energie du Mali (EDM). C’est tout le long de la haute tension, au niveau de Moribabougou qui est concerné par ces nouveaux lots à usage d’habitation.

Depuis ce coup de frein porté à ce type de distribution de parcelles relevant de la malversation foncière, la société Zéyna- Hydro n’a plus cessé d’être la cible de la mairie pour avoir informé le préfet de Kati.

C’est ainsi que sous la houlette du conseiller Alhassane Maïga et de la présidente la coordination des associations et regroupement des femmes de la Commune de Moribabougou (Carfecm), Mme Maïga Yorobo Diarra, un semblant de coordination des jeunes a été mise en place par le maire Diarrah Diarra, en excluant délibérément une importante partie de la jeunesse qui n’a pas été informée.

Cette coordination est dirigée par le beau frère du maire, Fodé Djiré, n’a pas tardé à faire connaître ses desseins de nuire en s’attaquant à un chantier de la société Zeyna- Hydro qui voulait étendre son adduction d’eau à un village voisin, Dogobala, en construisant un château de relais.

Ce projet de construction connaît une opposition farouche du maire de Moribabougou qui utilise une partie de la jeunesse pour empêcher les travaux.

En s’attaquant au chantier de la société de son adversaire politique, le maire Diarrah Diarra, a transporté le conflit né de sa gestion foncière sur un terrain politique.

C’est en effet la patronne de cette société, en l’occurrence Zeynabou Haïdara qui a donné du fil à retordre à l’actuel maire de Moribabougou, lors des législatives dernières dans la circonscription de Kati. Alors candidate du RND de Me Abdoulaye Garba Tapo, Zeynabou Haïdara est aujourd’hui à l’Adema à la faveur de la fusion récente des deux partis.

L’ascension de cette dame et l’adhésion massive qu’elle enregistre au niveau de la population semble créer la panique chez le maire qui n’écarte plus rien pour arriver à ses fins y compris des menaces à l’endroit des hommes de media.

Le directeur de la radio locale Moribabougou FM, Iba Diallo, ainsi que certains de ses reporters ont été sévèrement molestés lors de la couverture d’une assemblée générale de la jeunesse.

Juste après sa création, la coordination des jeunes dirigée par le beau frère du maire, Fodé Djiré a été contestée par une commission de crise qui a été mise en place par ceux qui se réclament de la légitimité. Cette commission dirigée par Habib Touré veut « la dissolution de la coordination composée de parents d’une famille, et la mise en place d’un regroupement qui aura l’adhésion de tous ».

Une idée à laquelle adhère le chef de village de Moribabougou qui affirme n’avoir été informé de la mise en place de la coordination que tard dans la nuit de la veille.


(Affaire à suivre)

B. Daou