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Ibrahim Haïdara : Informaticien

Nouvel Horizon : Boujour M. Haidara, présentez-vous à nos lecteurs s’il vous plaît.

Ibrahima Haïdara : Je suis M. Haidara Ibrahima j’ai 24 ans. J’ai fais mon premier et mon second cycle ici à Bamako à l’Ecole de la République en Commune II. Après le DEF, je suis partis au lycée Prosper Kamara (LPK) pour une année, après je suis parti au lycée du Progrès où j’ai eu un Bac scientifique Série Sciences Exactes (SE) en 1998. Après mon bac je suis parti en France à l’université de Paris 8 à Vincenne où j’ai effectué deux ans d’Etudes de Mathématiques appliquées aux sciences infos.

Après mon DEUG, j’ai fait plusieurs concours d’entrée aux grandes écoles ; comme je voulais faire l’informatique en France, alors, j’ai choisi l’Ecole Supérieure de Génie Informatique de Paris pendant 5 ans, j’ai préparé là un Diplôme d’Ingénieur. Mais avant ma sortie j’avais commencé à travailler dans une boîte qui s’appelle Périphérique et Matériels de Communication (PMC) comme Administrateur Réseau.

Après j’ai voulu rentrer chez moi parce que je me suis dit que aujourd’hui au Mali il n’y a avait pas beaucoup de personnes qui disposaient de mon diplôme ; donc j’ai voulu apporter ma modeste contribution au développement de mon pays en quelque sorte. Et en décembre 2003 je suis venu voir un peu le terrain, après mon contact avec quelques entreprises, histoire de voir ce qu’elles proposent ; et après, j’ai déposé au Ministère de l’Economie et des Finances m’a candidature pour un poste d’ingénieur réseau. Après je suis reparti à Paris, alors le Ministère ma contacté pour me dire de revenir travailler au sein de l’administration.

Entretemps, j’avais pris des engagements dans une société, après des interventions de gauche à droite PMC m’a libéré. Et aujourd’hui je suis ingénieur système réseau et je m’occupe du réseau informatique du Ministère de l’Economie et des Finances et de tout le parc des différentes directions du Ministère. Voilà un peu mon parcours je suis passé aussi par la France, mais j’ai commencé par ici.

Nouvel Horizon : Que pensez-vous de la création de l’APEJ ?

Ibrahim Haïdara : C’est une très bonne initiative parce que le problème au Mali, c’est l’emploi. L’APEJ permettra aux jeunes de savoir où aller s’informer. Elle sera donc un lieu d’information et d’orientation des jeunes. C’est une bonne initiative de créer l’APEJ, je lui souhaite un bon vent.

Nouvel Horizon : Que représente pour vous ce premier salon de recrutement au Mali?

Ibrahim Haïdara : Personnellement, je l’ai pensé pour mon pays. Le temps que j’ai passé en France, je participais à Afric Talents organisé chaque année en France. De tels événements au Mali vont permettre aux gens de rencontrer directement les entreprises sans passer par des démarches trop compliquées.

Nouvel Horizon : Comment vous avez été contacté pour votre sélection à cette rencontre ?

Ibrahim Haïdara : Dans un premier temps, c’est la société Starcom qui m’a contacté ; ils m’ont convaincu des tenants et des aboutissants de MaliTalents, ils ont insisté, comme mon profil correspondant à ça, j’ai accepté.

Nouvel Horizon : Aujourd’hui, vous êtes informaticien au Ministère des Finances. En quoi consiste votre travail?

Ibrahim Haidara : Je ne suis pas informaticien programmeur, je suis ingénieur système reseau ; donc je m’occupe des réseaux de communication informatique. Ma tâche se résume à tout ce qui est transfert d’information au sein du Ministère de l’Economie et des Finances. Aujourd’hui on a un réseau qui couvre l’ensemble de la capitale malienne, et nous envisageons d’étendre ce réseau à toutes les capitales régionales. La création des groupes de travail de façon virtuelle est aussi mon domaine.

Nouvel Horizon : Vous êtes un jeune qui a du talent à 24 ans, quelle est la clé de votre réussite ?

Ibrahim Haidara : Le tout c’est dans la volonté j’ai eu en tête qu’un jour je retournerai dans mon pays. J’avais un très bon job en France, où j’étais administrateur réseau avec un bon salaire. Mais ce n’était pas suffisant je ne voulais vraiment pas rester en France, je voulais participer au développement de mon pays, le Mali. J’ai eu des difficultés, c’est en surmontant ces difficultés, des épreuves que je suis à ce stade.
« Je pense que ce salon est une opportunité pour les jeunes diplômés maliens qui n’avaient pas eu la chance de démontrer leurs talents ; le salon leur permet de se retrouver dans les mêmes locaux que des chefs d’entreprise qui recrutent. Il n’y a pas des gens qui partiront d’ici avec des contrats ; ceux qui n’auront pas de contrat réévalueront leurs compétences et se prépareront pour les années à venir s’ils en ont le courage. Je pense que l’initiative est bonne ».

Mamadou Diallo 30 ans, représentant Régional de la marque Honda aux USA

« Je suis Mamadou Diallo, j’ai 30 ans je suis Malien, je vis actuellement aux Etats-Unis, je suis le Directeur Régional des opérations financières de Honda dans les Etats du Texas, de la Louisiane et du Mississipi. J’ai fait ma formation Universitaire aux USA dans le District de Colombie à Washington DC, puis j’ai suivi des cours de MBA dans la même université ».

Parlant de ce premier salon, voilà ce qu’en pense M. Diallo :

Nouvel Horizon : En tant que Malien de la diaspora, que pensez vous des changements, intervenus au Mali depuis plus d’une décennie ?

Mamadou Diallo : Ce salon est un bon exemple de changement surtout qu’il s’agit d’un premier au Mali. En créant les conditions d’emploi pour les jeunes, ça c’est déjà un changement. Il y a de bonnes choses qui se passent actuellement.

Nouvel Horizon : La clé de votre réussite ?

Mamadou Diallo : Je pense que la persévérance et la volonté de faire de bonnes choses à l’extérieur sont peut être la clé de ma réussite.

Moussa Dicko 24 ans

Ancien élève du Lycée Louis Le Grand, il prépare une agrégation de physique chimie à l’Ecole Normale Supérieure de CACHAN. <<Le diplôme n’est pas forcément la chose la plus importante. Mon parcours est jonché d’embûches ; en France on a tenté de nous mettre les bâtons dans les roues. Quand j’ai été admis au lycée Louis Le Grand, les « petits » blancs pensaient que je n’étais pas à ma place, ils ne m’ont pas fait de cadeau. Dieu merci, j’ai franchi les obstacles, j’envisage d’enseigner au Mali l’année prochaine en faisant la navette entre la France et Bamako et puis on verra bien ce que cela va donner…>>.

Propos recueillis
par Daba Balla KEITA

12 mai 2005