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Le football malien, depuis l’arrivée du 1er Ballon d’or africain à sa tête, se caractérise plus par une accumulation de ratages que de succès éclatants.

Les fonds Fifa, du Projet Méridien de la Caf, de l’UEFA et les recettes des matches des compétitions internationales constituent les grandes sources de financement de la Fédération malienne de football.

Pour la désignation de l’instance dirigeante du football national, il convient tout de suite de préciser que le président et les membres du bureau exécutif sont élus pour un mandat de 4 ans.

Une élection cataloguée sur la Fifa et la Caf. « C’est une élection poste par poste, et seul le secrétaire général est nommé par le comité exécutif. C’est la raison pour laquelle le secrétaire général n’est pas assujetti aux turbulences et autres », affirme Tidiane Niambélé, ancien secrétaire général et président de Malifoot.

Comme sources de financement, l’Etat accorde une subvention pour le championnat. Il prend en charge les délégations sportives visiteuses lors des compétitions internationales. Au niveau du sponsoring, c’est toujours le flou surtout avec l’équipe de Salif où le seul cas du contrat Ikatel révèle bien des mauvais souvenirs.

A l’époque, le refus du bureau exécutif de communiquer le contrat Ikatel au ministère des Sports, les clauses inacceptables du document pour les clubs et les gestionnaires des stades notamment, entraîneront l’interruption du championnat national pendant plusieurs semaines. Il faudra le renoncement par Ikatel du contrat et l’intervention du Premier ministre pour que la compétition reprenne.

Comme sources de financement de Malifoot, il existe aussi le fonds spécial Fifa. Doté d’une enveloppe financière de 1 million de dollars sur 4 ans à raison de 250 000 dollars par an, ce fonds est lié à des programmes précis édictés par l’institution de Sepp Blatter et en fonction des activités.

Tout comme le fonds Fifa, il existe le Projet Méridien. Notre pays, depuis 1997, est en partenariat avec la Norvège dans le cadre de la promotion du football féminin à travers des stages et tournois. Présentement, une sélection composée en majorité de joueuses du Super Club de Quinzambougou séjourne en Norvège dans le cadre de ce partenariat.

La subvention de l’Etat accordée aux clubs et équipes nationales doit faire l’objet d’une justification au niveau de la Daf du ministère de la Jeunesse et des Sports. Quant à la Fifa, il fait faire un audit interne par un cabinet indépendant.

Les droits de télévision issus de la participation des équipes nationales aux compétitions nationales et mondiales font l’objet d’une gestion de Malifoot. « C’est un produit de la Fédération et qui doit être investi pour le développement du football », déclare Tidiane Niambélé.

Ces fonds font l’objet d’une incompréhension entre les différentes entités comme ce fut le cas entre Tidiane Niambelé et l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Dr. Moussa Balla Diakité, dans l’affaire des ristournes de la Can-2004. « Pendant la Can, la Caf restitue une partie des recettes de la compétition aux fédérations et non à l’Etat pour le développement », poursuit M. Niambélé.

Pour son fonctionnement, le bureau exécutif est composé d’un groupe de travailleurs appelés les fonctionnaires de la Fédération. Il s’agit du secrétaire général et de l’ensemble du personnel. Un deuxième groupe est constitué de commissions de travail dont les présidents sont les membres élus par la Fédération et le poste de DTN qui s’occupe des questions d’ordre technique.

Comme prévu dans les chartes, la Fédération reçoit l’agrément et les délégations de pouvoir au département. L’agrément lui permet d’organiser les compétitions sur le territoire et la promotion de la discipline en conformité avec la politique définie par la tutelle.

La Fédération est représentée à l’intérieur par les ligues régionales, au niveau local. Ces structures ont les mêmes objectifs que le bureau exécutif de Malifoot.

Boubacar Diakité Sarr

25 Juillet 2008