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BAMAKO (AFP) – (AFP) – Un soldat malien appartenant aux « Bérets rouges », un corps d’élite qui assurait la protection de l’ex-président renversé Amadou Toumani Touré (ATT), a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi près de Bamako dans des conditions « troubles », a appris l’AFP de sources concordantes.

jpg_une-952.jpg« Le sergent-chef Amadou Traoré a été tué par balle dans des conditions troubles dans un camp militaire » situé près de Bamako, a déclaré un de ses collègues, sous couvert de l’anonymat.

Les putschistes du 22 mars contre ATT ont rendu le pouvoir le 6 avril à des civils, mais sont restés très influents à Bamako où ils ont procédé à l’arrestation de nombreuses personnes considérées comme des proches de l’ex-président, dont des militaires. Ils sont accusés par des organisations internationales de défense des droits de l’Homme d’avoir commis de nombreuses exactions et meurtres dans la capitale et ses environs, dont une vingtaine de militaires.

Djénaba Touré, épouse d’un militaire habitant le camp dans lequel le soldat a été tué dans la nuit, a affirmé: « ce n’est pas clair. On veut savoir pourquoi et comment il est mort ».

Le camp des « Bérets rouges » – unité dissoute depuis le coup d’Etat du 22 mars – où a été tué le soldat, est à mi-chemin entre le palais présidentiel de Koulouba et le camp militaire de Kati, quartier général des auteurs du coup d’Etat commandés par le capitaine Amadou Haya Sanogo.

Le 1er août, des dizaines d’épouses de « bérets rouges » s’étaient physiquement opposées à des hommes armés pour les empêcher d’arrêter leurs maris et compagnons dans une caserne située au coeur de Bamako.

© AFP – le 10/08/12 – 13:15