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Les deux parties viennent d’ajouter un nouvel acte à ce partenariat avec la signature vendredi d’une convention relative au décaissement de la tranche variable 2007 du Programme pluriannuel d’appui budgétaire (PPAB 2003-2008). _ La convention a été signée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Moctar Ouane, et le chef de la Délégation de la Commission européenne dans notre pays, Mme Irène Horejs. La cérémonie s’est déroulée dans la salle de conférence du département des Affaires étrangères.

Le ministre Ouane a, au nom du gouvernement, remercié la Commission européenne d’avoir donné son accord pour le décaissement de cette tranche dont le montant s’élève à 7,4 milliards de Fcfa. Pour Moctar Ouane, la décision repose sur une analyse objective de l’évolution des indicateurs retenus dans les domaines prioritaires du programme pluriannuel d’appui budgétaire de la Commission européenne : la gestion des finances publiques, la santé, l’éducation et l’entretien routier.

« A cet égard, a-t-il noté, il est réconfortant que la Commission européenne, à l’instar de l’ensemble du groupe des partenaires techniques et financiers du Mali, apprécie positivement les efforts du gouvernement dans la gestion macro-économique et la lutte contre la pauvreté, notamment à travers la mise en oeuvre du plan opérationnel d’action pour l’amélioration de la gestion des finances publiques, l’adoption du Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté, la signature d’un arrangement cadre relative aux appuis budgétaires« .

Le ministre confirme, par ailleurs, que le gouvernement est résolu à relever les nombreux défis qu’impose l’exécution de sa stratégie de lutte contre la pauvreté. Dans cette perspective, toutes les mesures nécessaires seront prises progressivement pour éviter la stérilisation des ressources mises à la disposition de notre pays, surtout dans les secteurs prioritaires comme la santé et l’éducation. Moctar Ouane a également annoncé que des mesures de redressement seront prises pour corriger les effets négatifs du désengagement de l’État du financement des services sanitaires de premier niveau et pour apporter des réponses appropriées à la problématique de la gestion de manuels scolaires.

Le chef de la Délégation de l’Union européenne indiquera pour sa part que l’analyse de la situation macro-économique et financière du Mali et des résultats en terme de performances sectorielles, menées par les services de la Commission européenne, montre bien que notre pays a progressé dans la mise en oeuvre des stratégies de lutte contre la pauvreté.

Elle a salué le Mali pour avoir respecté ses engagements en terme d’amélioration de la gestion des finances publiques. La responsable européenne a par ailleurs félicité le gouvernement qui a, en 2006, accéléré le processus d’harmonisation de l’aide, avant de souhaiter voir ce travail s’étendre à la décentralisation et à la réforme de l’État. A ce propos, elle a souhaité la signature d’un arrangement spécifique dans le cadre de l’appui budgétaire sectoriel.

Soulignant la stabilité du cadre macro-économique du pays, Mme Irène Horejs a encouragé le gouvernement à poursuivre les négociations dans le cadre de l’accord de partenariat économique (APE) au niveau de la CEDEAO. « Pour notre part, nous vous assurons de la disponibilité de l’Union européenne à appuyer le Mali dans la mise en oeuvre de sa stratégie de lutte contre la pauvreté« , a-t-elle assuré.

Essor-21 mai 2007.