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jpg_une-2358.jpgBamako (AFP) – Le général malien Amadou Sanogo, auteur du putsch de mars 2012 ayant plongé le Mali dans le chaos, a été inculpé mercredi à Bamako de « meurtres et assassinats » et écroué.

Sanogo « a été inculpé de meurtres et assassinats, complicité de meurtres et assassinats, et placé sous mandat de dépôt », a déclaré à l’AFP une source proche du juge d’instruction Yaya Karembe qui avait ordonné son interpellation et l’a entendu avant de l’inculper.

AFP – Le 27/11/13 – 16:15

Mali: le général Sanogo inculpé pour «assassinats et complicité d’assassinats»

Le juge Yaya Karembé a inculpé ce mercredi 27 novembre en milieu d’après-midi Amadou Sanogo. De lourdes charges sont retenues contre le général : assassinats et complicité d’assassinats. Après l’interrogatoire, qui s’est tenu dans les locaux de l’école de gendarmerie du quartier Faladié, le général Sanogo a été placé sous mandat de dépôt et devrait, selon nos informations, être détenu dans un lieu secret pour raisons de sécurité.jpg_une-2359.jpg

Ce matin, l’arrestation du général qui refusait depuis trois semaines de répondre à la convocation du juge a nécessité d’importants moyens. Le quartier où habite le général a été entièrement bouclé, des militaires sont venus le chercher à son domicile, avant de le transférer sur le lieu d’interrogatoire.

Sanogo, qui fait partie des bérets verts, est inculpé dans l’affaire dite des bérets rouges. Le 30 avril 2012, des éléments de ce bataillon proche de l’ancien pouvoir du président Amadou Toumani Touré (ATT), tentent de renverser le capitaine Sanogo, qui dirige à l’époque le pays depuis un mois. La tentative de contre coup d’Etat échoue, dans les jours qui suivent, plusieurs dizaines de bérets rouges sont arrêtés, certains sont torturés, d’autres exécutés froidement.

Silencieux dans ce dossier ultra sensible, le président Ibrahim Boubakar Keïta a, d’après nos informations, expliqué ce mercredi matin lors du Conseil des ministres, que Sanogo, comme n’importe quel Malien, n’est pas au-dessus de la loi.

RFI – Le 27 Novembre 2013

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Sanogo conduit à l’école de gendarmerie de Faladié

A l’aide d’un dispositif militaire impressionnant, les forces de défense maliennes ont interpelé ce mercredi le général Amadou Haya Sanogo en exécution d’un mandat d’amener émis par la justice.

Dans la matinée de ce 27 novembre 2013, les familles environnantes du quartier de l’ex-base aérienne ont été surprises du déploiement d’un impressionnant dispositif militaire tout autour de leur zone. De l’entrée de l’hôtel Salam à celle du camp du génie militaire et jusque devant le centre international de Bamako, le secteur était largement couvert par des véhicules armés de fusils mitraillettes. Ce déploiement militaire était accompagné de patrouilles qui en disaient long sur la sensibilité de l’événement : l’interpellation du général Amadou Haya Sanogo en son domicile.

C’est une unité mixte composée de plusieurs corps militaires y compris celui des bérets rouges qui aurait conduit cette opération. S’agit-il d’une arrestation forcée ? Les forces de l’ordre interviennent ainsi en application d’un mandat d’amener émis par un juge d’instruction visant à entendre le général Sanogo, auteur du coup d’Etat du 22 mars 2012, sur des crimes commis à Kati.

En fait, le 30 avril 2012, des éléments du camp parachutiste, communément appelés les bérets rouges, avaient tenté un contre coup d’Etat. L’initiative mise en échec a été violemment réprimée par le Comité national de redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (Cnrdre) alors dirigé par Sanogo.

Depuis déjà deux semaines, des rumeurs assuraient que l’officier général était réfractaire à son audition. Compte tenu de la sensibilité du dossier, plusieurs lieux avaient été indiqués pour cette audition. Mais selon nos informations, il aurait finalement été emmené à l’école de gendarmerie de Faladié pour y être entendu par le juge Yaya Karembé.

Seydou COULIBALY

27 Novembre 2013

AFRIBONE