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En prélude à la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose le 24 mars, le Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT), avec l’appui du Comité antituberculeux du Mali (Cam) et l’OMS, a organisé mercredi un point de presse. L’objectif était de faire le point de la lutte et d’évoquer les nouvelles perspectives. La croissance démographique et le Sida sont pointés du doigt dans la progression de la maladie.


« Je m’engage, halte à la tuberculose
» est le thème de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose dont les festivités auront lieu le 24 mars prochain. L’information a été donnée hier à la représentation nationale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) par Pr. Izack Mamby Touré, président du Cam, qui avait à ses côtés le représentant de l’OMS, Dr. Berthé, du Programme national de lutte contre la tuberculose, et Dr Massamou Sacko, conseiller à l’OMS/Mali.

Il s’agissait, pour les conférenciers, de faire le point de la lutte contre la tuberculose et d’inviter les pouvoirs publics, les mécènes et les partenaires au développement à redoubler d’ardeur et d’efforts pour intensifier la lutte contre cette maladie qui prend de plus en plus de l’ampleur dans notre pays.

Selon les conférenciers, dans le monde, on estime à 9,2 millions le nombre de nouveaux cas de tuberculose en 2006 (139 pour 100 000) dont 4,1 millions de nouveaux cas frottis positifs (44 % du total) et 700 000 de VIH positifs (8 % du total).


Croissance démographique et Sida en cause

« L’augmentation par rapport aux 9,1 millions de cas en 2005 résulte de la croissance démographique » , a dit le représentant de l’OMS, qui a ajouté que les cinq pays qui ont enregistré le plus grand nombre de cas étaient dans l’ordre l’Inde, la Chine, l’Indonésie, l’Afrique du Sud et le Nigeria. « C’est dans la région africaine que le taux d’incidence pour 100 000 est le plus élevé », a-t-il déploré.

Pour ce qui est du Mali, l’OMS a estimé le taux d’incidence de la tuberculose à microscope positive à 123 sur 100 000 habitants. Face à la situation, le gouvernement s’est résolument engagé dans la lutte contre la maladie par la poursuite de la stratégie DOTS de qualité et son amélioration. De nos jours, la stratégie DOTS a été étendue à tous les districts sanitaires du pays, la consolidation de l’engagement des pouvoirs publics à lutter contre la tuberculose.

Pour Pr. Izack Mamby Touré, les mécanismes de collaboration entre le PNLT et la Cellule sectorielle de lutte contre le Sida doivent être améliorés à travers la mise en place d’un cadre de concertation aux niveau national et régional et la mise en œuvre du plan intégré de lutte contre le VIH et la tuberculose.

Dr. Berthé du PNLT a ajouté que la tuberculose a de très graves répercussions économiques sur les malades. « C’est pourquoi, nous avons décentralisé la distribution des médicaments qui sont dans les centres de santé de référence pour que le maximum de cas dépistés puissent avoir accès aux médicaments ».


Idrissa Sako

19 Mars 2009