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LIBREVILLE (AFP) – (AFP) – Le principal opposant tchadien Saleh Kebzabo a affirmé mardi à l’AFP qu’il n’était « pas contre le principe » d’un envoi de troupes tchadiennes pour combattre les islamistes dans le nord du Mali, mais qu’il fallait que cet envoi se fasse dans « des conditions claires ».

jpg_une-966.jpgLe président tchadien Idriss Deby Itno a récemment souhaité la mise en place d’une force de l’Union africaine (UA), avec l’appui de l’ONU et de l’Otan, pour « combattre les terroristes » au Nord-Mali tout en refusant l’envoi de troupes sous la bannière de la Cédéao, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.

« Les troupes de l’armée tchadienne n’appartiennent pas à Deby. L’opposition n’est pas contre le principe mais si on devait y aller, ce serait sous l’égide de l’UA ou de l’ONU avec des conditions claires et des contrats clairs. Les enfants du Tchad ne doivent pas mourir pour rien », a affirmé M. Kebzabo, joint depuis Libreville.

« On dit que les Tchadiens sont spécialisés dans le désert mais il y a aussi les Burundais et les Ougandais qui combattent aussi en Somalie (…) Deby ne peut pas gérer les troupes tchadiennes comme son parti. Il fait un débat à l’Assemblée nationale », a poursuivi M. Kebzabo.

La Cédéao se dit prête à déployer une force de quelque 3.300 militaires pour aider l’armée malienne à sécuriser les institutions de transition au Sud et à reconquérir le Nord, occupé par des islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), mais les contours d’une telle opération restent flous.

Le ministre malien de la Défense, le colonel Yamoussa Camara, a estimé lundi que « très peu de choses ont été faites » concernant l’envoi possible de cette force, à l’ouverture à Bamako d’une réunion des chefs d’état-major de la Cédéao destinée à « finaliser » les plans pour cette opération.

© AFP – le 14/08/12 – 20:00