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Selon nos sources, les Libyens pourraient en accord avec les autorités maliennes rester au Nord. Mais la question sur cette présence porte sur le transfert du Consulat dans une autre ville comme Gao ou Tombouctou.

Accords d’Alger : les premières déclarations après la signature La signature des accords d’Alger sous la médiation algérienne a donné lieu a beaucoup de déclarations. Le ministre algérien des Affaires Etrangères Mohamed Bedjaoui a souhaité que « cette disponibilité puisse se traduire en mesures d’accompagnement afin de permettre au Mali de consolider durablement l’acquis qui vient d’être officialisé. Selon le ministre algérien, l’accord d’Alger vient sceller « la réconciliation entre frères maliens« . Il ajoutera que l’accord concourira au rétablissement de la paix et de la sécurité nationale.

« Cet accord est porteur de perspectives prometteuses pour le peuple malien dans son ensemble qui n’a, en évidence, aucun intérêt à voir son pays connaître les affres douloureuses et dommageables de la division« , a commenté Mohamed Bedjaoui. Le ministre algérien des Affaires Etrangères a par ailleurs révélé que la signature de cet accord avait été élevé au rang de priorité par l’Algérie qui, estime-t-il, s’est acquittée d’un « devoir naturel d’assistance ». « Abdelaziz Bouteflika a prêté une attention particulière aux attributs cruciaux que constituent l’unité sacrée du peuple malien et l’intégrité territoriale inviolable du Mali« , s’est exprimé le chef de la diplomatie algérienne. Quant au général Kafougouna Koné, le ministre de l’Administration territoriale, il a expliqué que l’accord dont il est question a été signé dans un lieu chargé d’histoire pour les Maliens et qu’il contribuera à trouver les réponses idoines aux événements survenus au Mali et particulièrement à Kidal et à Ménaka le 23 mai 2006. Le général Koné a « salué l’engagement et l’empressement des Algériens qui ont saisi à bras le corps aujourd’hui comme hier le conflit pour arriver à un accord acceptable pour tous« , commente la presse algérienne. Pour Ahmed Ag Bibé, représentant Iyad Ag Ghaly, il a affirmé au nom des insurgés que le Mali est aujourd’hui sauvé.

7 juillet 2006