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Le secrétaire général de la section syndicale de la police nationale (SPN), Siméon Kéita, arrêté en avril dernier à la suite d’une opération de désarmement à Bamako, vient d’être libéré ce jeudi soir, a-t-on appris ce soir de sources proches de l’intéressé.

La libération de Siméon Kéita (l’élève en formation pour l’obtention du grade de commissaire) fait suite à celles de deux de ses camarades, à savoir Sékou Maïga et Abdoulaye Cissé, le mercredi, indiquent les mêmes sources.

L’information a été confirmée par le secrétaire général intérimaire du SPN, Youssouf Fofana, qui a ajouté: « on espère que l’élève commissaire Sirima Fané sera lui aussi libéré demain, vendredi ».

Pour rappel, des affrontements ont opposé le 4 avril dernier, diverses tendances de la police nationale dans l’enceinte du Groupement Mobile de Sécurité (GMS), un camp, et ces affrontements à répétition avaient perturbé la quiétude des populations, indiquait un communiqué du gouvernement malien à la date du 6 juin.

Afin de rétablir l’ordre, sur instruction du Premier ministre malien, Diango Cissoko, un détachement des forces armées et de sécurité a été dépêché sur les lieux, tôt ce matin (le 6 juin dernier), pour désarmer les factions rivales, selon les termes du communiqué.

Le texte précisait que l’opération s’est soldée par un soldat tué, un policier blessé, seize policiers interpellés, des armes et des munitions saisies.

A la suite de ces affrontements, qui font suite à des promotions au sein de la police liées au coup d’Etat militaire du 22 mars 2012, le secrétaire général de la section syndicale de la police nationale (SPN), Siméon Kéita, et certains de ses camarades ont été mis en prison.

Le 27 juin dernier, le président de la République par intérim du Mali avait annoncé lors d’une cérémonie de réconciliation et de pardon au sein des forces armées maliennes, la libération sans délai de tous les détenus militaires arrêtés, suite aux événements de 2012.

On se rappelle, le Mouvement populaire du 22 mars (MP22), un regroupement créé au lendemain du coup d’Etat militaire du 22 mars 2012, proche de l’ex-junte, avait souhaité marcher le 8 juin dernier pour notamment exiger la libération de ces policiers syndicalistes.

Mais, ladite marche avait échoué suite au refus des autorités maliennes compte tenu de l’état d’urgence qui était en vigueur.

French.news.cn

19 Juillet 2013, 09:52:54 .