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Au Mali, la procédure se poursuit à l’encontre du général Sanogo. L’ex-capitaine, meneur des putschistes auteurs du coup d’Etat d’avril 2012, a été inculpé le 27 novembre dernier dans le cadre d’une enquête menée sur la répression violente d’une tentative de contre-coup d’Etat menée par les bérets rouges, proches de l’ancien président Amadou Toumani Touré. Il est depuis placé en détention et laissé à la disposition de la justice. La semaine dernière, un charnier composé de 21 corps a été découvert dans le cadre de la même affaire.jpg_une-2417.jpg

Une seule charge pèse, à ce jour, contre le général Sanogo : « complicité d’enlèvement ». Il y a deux semaines, lorsque l’ex-capitaine a été inculpé, les éléments matériels dont disposait le juge d’instruction allaient uniquement dans ce sens. Mais la découverte, la semaine dernière, d’un charnier contenant 21 corps a changé la donne. Les parties civiles ont demandé la requalification des charges en « meurtres et assassinats ».

Pour le ministre malien de la Justice, Mohamed Ali Bathily, cette requalification est imminente : « C’est le juge d’instruction qui nous le dira. Me fondant peut-être sur mon expérience personnelle dans ce domaine, je pense qu’il pourrait effectivement évoluer vers une requalification des faits mais cela ressort de la décision souveraine du juge d’instruction et certainement pas du ministère de la Justice ».

Les investigations se sont accélérées ces derniers jours, avec l’interpellation d’au moins une trentaine de personnes. De sources judiciaires, le juge d’instruction Yaya Karembé attendrait un peu avant de requalifier les charges pesant contre Amadou Haya Sanogo ; il attendrait de localiser deux nouveaux sites où, selon les dépositions de certaines personnes interrogées, de nouvelles dépouilles pourraient être trouvées.

RFI, le 13 Décembre 2013