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BAMAKO (AFP) – (AFP) – Le nouveau Premier ministre du Mali Diango Cissoko a déclaré vendredi vouloir former un “gouvernement représentatif” de toute la société malienne et a espéré y parvenir la semaine prochaine.

jpg_une-1247.jpg« Je suis décidé à consulter tout le monde. Nous devons former un gouvernement représentatif », a déclaré M. Cissoko à l’AFP.

« L’équipe doit à mon avis être le reflet de toute la société malienne, une société unie qui a deux principaux objectifs: la récupération du Nord (occupé par des groupes islamistes armés) et l’organisation d’élections libres et transparentes », a-t-il ajouté.

Il a affirmé que le président par intérim, Dioncounda Traoré, « partage ces préoccupations et nous sommes en phase ». « La semaine prochaine, je pense que nous aurons une équipe », a-t-il affirmé.

Diango Cissoko devait recevoir vendredi « au moins cinq représentants de partis politiques et d’associations », selon son cabinet.

M. Cissoko a été nommé mardi soir par Dioncounda Traoré à la suite de la démission forcée de son prédecesseur, l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra, sous la pression d’officiers putschistes menés par le capitaine Amadou Haya Sanogo.

Ces officiers avaient renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré par un coup d’Etat ayant précipité la chute du nord du pays aux mains de groupes islamistes liés à Al-Qaïda qui l’occupent entièrement depuis juin et y imposent une interprétation rigoriste de la charia: lapidations, amputations, coups de fouet à l’encontre des couples non mariés, etc.

La communauté internationale, qui espère un « nouvel élan » à Bamako, a appelé Diango Cissoko à former rapidement un véritable gouvernement d’union nationale pour mettre fin à la crise politique et faciliter ainsi une intervention armée internationale qui, avec l’aval de l’ONU, devra libérer le Nord de l’emprise islamiste.

© AFP – Le 14/12/2012 – 12:16


Mali: le Premier ministre promet un gouvernement “opérationnel” bientôt

BAMAKO (AFP) – (AFP) – Le nouveau Premier ministre malien Diango Cissoko a assuré jeudi qu’un gouvernement d’union serait “opérationnel” dès la semaine prochaine, lors de la passation de pouvoirs avec son prédécesseur Cheick Modibo Diarra à Bamako.

« Dès la semaine prochaine, nous aurons une équipe gouvernementale opérationnelle », a promis Diango Cissoko, nommé mardi soir par le président par intérim Dioncounda Traoré, à la suite de la démission forcée de Cheick Modibo Diarra sous la pression d’officiers putschistes.

« Les priorités de la transition n’ont pas changé: il y a la récupération du nord de notre pays et il y a l’organisation des élections crédibles. Evidemment nous continuons à gérer les autres affaires du pays », a ajouté M. Cissoko, à l’issue de la transmission de pouvoirs qui s’est déroulée à l’écart de la presse, dans les locaux de la primature.

« Tout ce que je suis venu faire c’est demander à mes collaborateurs de donner » à Diango Cissoko « leur soutien entier parce qu’en réalité nous ne travaillons plus pour des hommes, nous travaillons pour une République », a déclaré l’ex-Premier ministre.

« C’est ça le plus important: que la loyauté de tout un chacun aille à la République et à travers la personne qui représente cette République, et aujourd’hui c’est M. Cissoko », a-t-il poursuivi.

L’ancien Premier ministre, qui n’était pas apparu en public depuis l’annonce de sa démission mardi dans une brève allocution à la télévision publique malienne, était arrivé en fin de matinée au siège de la primature, sans protection militaire.

Selon sa famille, M. Diarra avait été placé en résidence surveillée chez lui immédiatement après sa démission, ce qu’avait démenti plus tard le chef des putschistes, le capitaine Amadou Haya Sanogo.

La communauté internationale, qui espère un « nouvel élan » à Bamako, a appelé M. Cissoko à former rapidement un véritable gouvernement d’union nationale pour mettre fin à la crise politique et faciliter une intervention armée internationale dans le Nord occupé par des groupes islamistes armés.

Jeudi, le haut représentant de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel, l’ex-président burundais Pierre Buyoya, a appelé à son tour à la formation d’un « vrai » gouvernement d’union nationale.

« Je constate qu’il y a au Mali un président qui a accepté la démission du Premier ministre, qui a nommé un (nouveau) Premier ministre », a-t-il déclaré à Radio France internationale (RFI).

Il a rappelé que la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) avait demandé « avec insistance il y a quelques mois » la nomination d’un « vrai gouvernement d’union nationale », ajoutant: « C’est ça qui est utile ».

© AFP – Le 13/12/2012 – 19:18