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Ce lundi 21 octobre s’ouvre à Bamako et pour trois jours, les Etats généraux de la décentralisation. On attend plusieurs centaines d’invités. Voulues par le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, ces rencontres doivent permettre de faire le point sur le processus déjà engagé de décentralisation, sur ce qu’en attendent les collectivités territoriales, et sur ses dysfonctionnements actuels.

Ouverture des États généraux de la décentralisation

Les Etats généraux de la décentralisation ont lieu dans la capitale, Bamako et dans la capitale uniquement.
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Des élus de toutes les régions admnistratives du Mali, des invités de marque, des bailleurs de fonds, soit au total 600 personnes participent aux Etats généraux de la décentralisation.

La rencontre, qui va durer trois jours, se déroule dans un contexte particulier. Au nord, après avoir combattu l’armée malienne aux côtés des islamistes, les rebelles touaregs du MNLA, au départ indépendantistes, sont désormais à la recherche d’une forme d’autonomie dans la gestion de leur région. Le gouvernement malien a déjà fixé le cap en avançant qu’une décentralisation poussée dans les huit régions administratives du Mali, peut constituer une base solide de discussion avec les rebelles touaregs.

Dysfonctionnements

Et pour relancer le débat, au cours de la rencontre, les participants autour d’une dizaine de thèmes feront notamment le bilan d’une dizaine d’années de politique nationale de décentralisation au Mali. Sur le territoire national, grâce à cette politique de décentralisation, les communes sont passées d’une dizaine à 703.

Toutefois il faut noter plusieurs écueils, en matière de gouvernance locale par exemple, il n’y a jamais eu de véritable transfert de compétence aux élus. L’Etat centralise toujours les ressources financières des collectivités. Résultat : le développement local reste souvent long et difficile.

Des solutions durables à la crise du nord

Le ministre délégué, chargé de la Décentralisation au Mali, Malick Alhousseini, explique les enjeux de cette rencontre. Il s’agit de trouver des solutions durables à la crise née au nord du Mali et qui permettent un développement équilibré du territoire.

Malick Alhousseini, ministre malien délégué chargé de la Décentralisation

L’objectif spécifique est de dégager des propositions d’orientations sur lesquelles l’État du Mali pourrait s’engager pour dégager une solution durable pour la crise du nord.

Article publié le : lundi 21 octobre 2013 à 04:13 Dernière modification le : lundi 21 octobre 2013 à 09:00 Par RFI