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Du nouveau dans l’affaire de la disparition du journaliste Birama Touré. Le général Moussa Diawara, ancien directeur de la Sécurité d’État, a été entendu ce jeudi par le 1è cabinet du tribunal de Grande instance de la Commune IV du District de Bamako.


Le haut grade a été placé sous mandat de dépôt à l’issue de son audition pour « complicité d’enlèvement, de séquestration et de tortures ». L’information est confirmée par des sources proches du dossier qui précisent que l’intéressé est détenu dans un autre lieu que la prison centrale de Bamako. Quelques semaines avant, le dossier de la disparition du journaliste du Sphinx avait connu un rebondissement, avec un mandat d’arrêt international délivré par le même tribunal contre le fils de l’ancien président de la République, Karim Keïta, ancien président de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale.

Il est accusé d’être à l’origine de l’enlèvement et de la séparation de Birama Touré alias Nobert Zongo, le célèbre journaliste enquêteur burkinabé qui avait été assassiné dans le cadre de son travail. Le mandat d’arrêt international contre Karim Keïta n’avait pas laissé indifférente la famille du journaliste disparu. Le patriarche de la famille Touré, Mamadou Touré, avait souhaité dans une déclaration que la lumière soit faite sur cette affaire, ajoutant qu’il veut voir son fils Birama Touré. Et s’il n’est plus vivant, a-t-il dit, qu’on montre sa tombe à la famille afin qu’elle puisse faire son deuil. Un rebondissement dans l’affaire du journaliste qui a aussi fait réagir la Maison de la Presse, qui par la voix de son président Bandiougou Danté, « réaffirme son soutien à la justice et l’encourage à aller jusqu’au bout pour la manifestation de la vérité ».


D. DIAMA

Source: L’Essor