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Le Front uni pour la sauvegarde de la Démocratie et la République (FDR) appelle à marcher, le jeudi 11 octobre 2012, pour exprimer son soutien au déploiement de forces internationales en vue de la récupération des régions nord du pays aux mains d’intégristes armés depuis plus de six mois. Le projet de manifestation est soutenu par le Collectif des Ressortissants du Nord (COREN).

Ledit projet annonçait l’adhésion de l’Alliance des Démocrates et Patriotes pour une Sortie de crise (ADPS) au principe. Ce qu’a nié cette organisation dans un communiqué dont copie nous ait parvenue. «L’ADPS soutiendra une intervention militaire étrangère lorsqu’il sera clairement établi que celle-ci vise, non pas à remettre en selle des apatrides qui ont pris la lourde responsabilité de prendre les armes contre la mère patrie en s’alliant à des terroristes étrangers, mais plutôt à restaurer l’intégrité territoriale du Mali dans le cadre d’un Etat démocratique, laïc, unitaire et indivisible», a souligné le directeur de l’ADPS dans ce communiqué.

Baptisée «grande marche citoyenne», le FDR et le COREN appellent à dire «Oui à la CEDEAO et la communauté internationale» en vue d’appuyer les forces de défense et de sécurité du Mali dans la perspective de la libération du Nord du pays. Elle part de la place de la Liberté au monument de la paix en passant par la place de l’OMVS et le monument de l’Indépendance. Dès l’occupation des régions concernées, consécutive au coup d’Etat du 22 mars 2012, la CEDEAO a manifesté son intention de venir en aide au Mali à travers l’envoi d’une mission forte de quelques 3 300 hommes. La MICEMA (Mission de la CEDEAO au Mali) dont les contours ont été fixés à la faveur de conférences des chefs d’Etat et de gouvernement à Abidjan et à Dakar en fin avril et début mai peine encore à se matérialiser sur le terrain. Et pour cause ? L’organisation sous régionale a besoin de l’aval du conseil de sécurité de l’ONU.

Au-delà de l’accord politique, les Nations Unies doivent également soutenir financièrement ladite mission. Les autorités maliennes dont l’assentiment était nécessaire se sont jusqu’ici montrées prudentes. Le FDR et le COREN ont toujours appelé ces dernières «à satisfaire» les exigences de l’organisation sous régionale en vue du déploiement de ladite mission. C’est le 23 septembre que le président de la République par intérim, le Pr. Dioncounda Traoré, et le premier ministre, Cheick Modibo Diarra, ont accédé à la demande en soumettant à cet effet une requête aux Nations Unies.

« Nous ferons tout pour que cette marche porte la voix de ceux qui veulent le bonheur du Mali », a souligné le secrétaire général du COREN, Abdoulaye Dicko, lors d’un point de presse le 8 octobre. En fait, l’opposition interne au déploiement d’une force internationale ne manque pas. Elle est incarnée par la COPAM et le MP22 qui ont organisé des marches de protestations en septembre dernier.

Seydou Coulibaly

Le 9 Octobre 2012

© AFRIBONE