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Dakar (AFP) – Les députés maliens élus en novembre et décembre 2013 sont convoqués en séance extraordinaire mercredi pour choisir leur président et leur bureau, selon un décret officiel lu lundi à la télévision publique malienne ORTM reçue à Dakar.

jpg_une-2553.jpgSelon ce décret du chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keïta, c’est « à la demande du Premier ministre » Oumar Tatam Ly que l’Assemblée nationale est « convoquée en session extraordinaire » mercredi avec notamment à l’ordre du jour, l’élection de son président et de son bureau.

Les nouveaux députés doivent aussi examiner le règlement intérieur de l’Assemblée, constituer les groupes et commissions parlementaires.

Ils sont aussi appelés à examiner différents projets de loi, dont un relatif à la création d’une « Commission Vérité, Justice et Réconciliation » et un autre à « la prévention et à la répression de l’enrichissement illicite ».

Dans un communiqué distinct également lu à la télévision publique, l’Assemblée nationale a annoncé aux députés que la première séance plénière de cette institution est prévue « le mercredi 22 janvier et jours suivants », avec pour projet d’ordre du jour « l’élection du président de l’Assemblée nationale et la relecture du règlement intérieur » du Parlement.

Selon la Constitution actuellement en vigueur au Mali, en cas de vacance de la présidence ou « d’empêchement définitif ou absolu », les fonctions de président de la République sont exercées par le président de l’Assemblée nationale, ce qui en fait la deuxième personnalité de l’Etat.

Le Parlement malien, à chambre unique, compte au total 147 sièges.

Aux législatives organisées sur deux tours (le 24 novembre et le 15 décembre 2013), le Rassemblement pour le Mali (RPM), parti du président Keïta, a obtenu 66 sièges de députés, selon les résultats définitifs proclamés le 31 décembre. Avec les députés de ses partis alliés, il obtiendrait la majorité.

Parmi les nouveaux parlementaires, figurent le fils du président, Karim Keïta, élu dans une commune de Bamako, ainsi que l’ex-ministre Soumaïla Cissé, battu au second tour de la présidentielle par Ibrahim Boubacar Keïta.

M. Cissé a été élu député de Nianfunké (nord). Son parti, l’Union pour la République et la démocratie (URD), a enlevé au total 17 sièges.

D’après la presse malienne, une des absences les plus remarquées au sein de la nouvelle législature sera celle d’Assarid Ag Imbarcaouane, de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma, de l’ex-président Alpha Oumar Konaré), qui était en lice à Gao (nord). Le qualifiant de « monstre sacré de la représentation nationale », le quotidien pro-gouvernemental L’Essor rapporte qu’il était « réélu sans interruption et toujours dès le premier tour », ce, « depuis des décennies ».

De même source, seuls 24 des 147 députés ont été réélus.

© AFP – le 21/01/14 – 06:56

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Assemblée nationale : les députés convoqués en session extraordinaire demain

C’est le compte à rebours de la constitution du nouveau bureau de l’Assemblée nationale et d’un nouveau gouvernement qui a commencé avec la convocation en session extraordinaire des 147 nouveaux élus de la nation.

Par décret du président de la République datant le 17 janvier 2014, l’Assemblée nationale est convoquée à partir de ce mercredi 22 janvier pour une session extraordinaire. Il s’agira, pour les 147 nouveaux élus de la nation, de doter le Parlement d’un bureau, d’en relire les statuts et le règlement intérieur et de constituer les groupes parlementaires et les commissions de travail.

D’ores et déjà, il est attendu une diminution du nombre des groupes parlementaires avec la décision de porter à 10 au minimum le nombre de députés pour un groupe parlementaire. Ainsi, on devrait compter au maximum quatre groupes parlementaires : trois pour la mouvance présidentielle et un pour l’opposition que dirigera logiquement le challenger d’IBK au second tour de l’élection présidentielle, Soumaïla Cissé. Pour la présidence de la nouvelle Assemblée nationale, le député Abdrahamane Niang est donné favori. Le futur président de l’Assemblée nationale, titulaire du perchoir, demeurera en poste pour les cinq années de la législature alors que les autres postes devront faire l’objet d’un renouvellement chaque année à l’occasion de la session budgétaire, ouverte au mois d’octobre.

A noter qu’à l’issue de cette session extraordinaire, et suivant une tradition républicaine, le Premier ministre rendra sa démission au chef de l’Etat pour lui permettre de constituer une nouvelle équipe gouvernementale qui reflète la configuration politique de l’Assemblée nationale. Du coup, c’est le temps de l’attente angoissante qui commence pour bon nombre de nos compatriotes.

DAK

L’Indicateur du Renouveau du 21 Janvier 2014