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Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) en partenariat avec la direction nationale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée (DNAPES), a organisée la 4e table ronde de vulgarisation de l’arrêté interministériel fixant les modalités de la prise en charge de la population pénitentiaire dans le cadre du service public hospitalier. C’était le jeudi 09 juin dans un hôtel de Bamako.

Organisée à l’intention du personnel des ministères de la santé et de la justice et des élus des collectivités territoriales de la région de Koulikoro, la 4e table ronde de vulgarisation de l’arrêté interministériel n°2020-3253/MSDS-MJDH du 31 décembre 2020 fixant les modalités de la prise en charge de la population pénitentiaire dans le cadre du service public hospitalier intervient après celle de Bougouni (le 28 octobre 2021), de Bamako I (le 11 novembre 2021) et Ségou (le 30 mars 2022). « Cette rencontre va permettre aux agents de la région de Koulikoro de comprendre cet arrêté interministériel et de s’adapter », a déclaré le directeur national de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée (DNAPES).

Ibrahima Tounkara a affirmé que le défi majeur de l’administration pénitentiaire est la prise en charge sanitaire. Selon lui, 20% seulement des prisons disposent d’une infirmerie et le pays ne compte que 22 agents de santé dont deux médecins pour 8000 détenus. « Nous sommes obligés de soigner les détenus », a-t-il clamé, soulignant qu’il faut lier la santé à la sécurité.

Le conseiller technique au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a affirmé que la mise en œuvre d’un tel évènement contribuera sans nul doute à l’amélioration des conditions de détention des détenus grâce à une meilleure prise en charge sanitaire à travers un accès facile aux soins de santé. Diakariaou Doumbia a réaffirmé que la sécurité des personnes détenues a toujours été une préoccupation des autorités maliennes.

L’amélioration des conditions de détention des personnes privées de liberté

Signé le 31 décembre 2020 par les ministres de la santé et de la justice, le Comité International de la Croix Rouge (CICR) en vertu de son mandat et de l’accord signé avec le gouvernement malien en avril 2013 accompagne l’arrêté interministériel n°2020-3253/MSDS-MJDH du 31 décembre 2020 qui s’inscrit dans le sens de l’amélioration des conditions de détention des personnes privées de liberté, conformément au droit international et de la Constitution.

Selon le Dr Popol Lobo Biduaya, Médecin- Détention du CICR, a invité les participants à suivre avec beaucoup d’attention afin qu’on puisse aller en détail pour comprendre la quintessence de cet arrêté. Selon le Dr Popol Lobo Biduaya,  les districts sanitaires et les CSREF seront le socle ou la base dans la prise en charge des détenus en milieu hospitalier. « L’idée derrière est que les infirmeries de prison doivent être considérées comme des CSCOM qui doivent dépendre du ressort des médecin-chefs », a expliqué Dr Popol Lobo Biduaya.

« Les médecin-chefs ont un rôle prépondérant dans l’accessibilité des soins de santé en milieu carcéral », a renchéri le directeur général adjoint de la direction générale de la santé et de l’hygiène publique, Dr Kalifa Kéïta. C’est dans cet ordre d’idée que la direction générale de la santé et de l’hygiène publique a rendu une visite à la prison de kénioroba afin de constater de visu la situation sanitaire de la maison d’arrêt. Cela afin de développer des stratégies qui permettent de prendre en compte la santé en milieu carcéral.

Abdrahamane SISSOKO

Source: Maliweb.net