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Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a annoncé, le 9 septembre, la tenue « dans les jours à venir » des « assises nationales du Nord » pour tenter de régler définitivement la question des rébellions récurrentes dans cette partie du pays. Une démarche qui vise la réconciliation des Maliens, priorité du nouveau chef de l’État.

« Le Mali organisera bientôt des assises nationales du Nord, discussions destinées à permettre le règlement définitif des rébellions récurrentes dans cette partie du pays depuis son indépendance », a annoncé, le 9 septembre, le nouveau président Ibrahim Boubacar Keïta, sans fournir de date.

Sa déclaration a été diffusée dans la soirée par la télévision publique malienne ORTM. « Il nous appartient de régler définitivement la question du Nord en forgeant une paix durable fondée sur la confiance entre toute les composantes de la Nation malienne », a déclaré le nouvel homme fort de Bamako lors de la première réunion avec son Premier ministre Oumar Tatam Ly et son gouvernement, à la présidence à Koulouba (près de Bamako).

« Forger un consensus national »

« Dans les jours à venir, nous engagerons sans tarder des actions en vue d’organiser les assises nationales du Nord, qui permettront (…) de forger un consensus national favorisant le règlement définitif du problème dit du Nord », a-t-il précisé. On ne sait pas cependant quel calendrier va adopter le chef de l’État, lequel doit aussi ouvrir avec les rebelles touaregs sous moins de deux mois les négociations prévues dans l’accord de Ouagadougou du 18 juin.

Depuis son indépendance, en 1960, le Nord du Mali a connu plusieurs rébellions touarègues, dont la dernière en date, déclenchée entre fin 2011 et début 2012 par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), a ouvert la voie à la crise la plus grave de l’histoire du pays.

Élu le 11 août pour un mandat de cinq ans, IBK a fixé comme priorité la plus pressante de son quinquennat la réconciliation nationale. Pour le président malien, « il ne s’agit pas d’une sinécure car nous avons l’exigence de satisfaire exclusivement les exigences fondamentales de notre peuple qui a subi au cours des mois écoulés un traumatisme profond. (…) Il nous faut rebâtir de nouvelles institutions ».

Jeuneafrique.com (Avec AFP)

10/09/2013 à 09h:10