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Chaque année, le paludisme fait des ravages sur le continent africain. Ainsi, c’est fort de ce constat que le président américain, George Walker Bush, a en juin 2005, lancé l’initiative présidentielle de lutte contre le paludisme (PMI).

Le 14 décembre dernier, lors du sommet de la Maison Blanche sur le paludisme, annonce a été faite par le président Bush de la désignation du Mali comme nouveau pays bénéficiaire du PMI.

D’un montant de 600 milliards de Fcfa, et d’une durée de cinq ans, ce programme a comme objectif de réduire de moitié les décès imputables au paludisme dans les 15 pays les plus touchés en Afrique.

Initiative impliquant plusieurs agences du gouvernement américain, le PMI est conduit par l’Agence américaine pour le développement international (USAID) en partenariat avec le département de la santé et des services humains et le département d’État.

Ainsi, hier lundi, à Koulouba, la nouvelle a été confirmée au président de la République Amadou Toumani Touré par l’ambassadeur des États-Unis dans notre pays, Terence McCulley. Etait également présente, la ministre de la Santé, Mme Zeïnab Mint Youba.

Révélation a été faite par Mr Terence McCulley, qu’à travers l’initiative du président Bush, les États-Unis espéraient donner à notre pays plus de 37 milliards de Fcfa sur une période de cinq ans, avec chaque année un montant estimé à plus de 7,5 milliards de Fcfa.

Selon le diplomate américain, le PMI s’assigne comme principales missions de rendre disponible des médicaments nouveaux et efficaces dans les dispensaires des zones rurales pour remplacer les traitements inefficaces ; prévoir deux doses de médicaments appropriés pour les femmes enceintes, des moustiquaires imprégnées de longue durée pour un large public, ainsi que de pulvériser de petites quantités d’insecticides sur les murs des habitations contre les moustiques, vecteurs de la maladie.

Cet important appui américain permettra à notre gouvernement de relever les défis de la lutte contre le paludisme dans les cinq prochaines années, a estimé la ministre de la santé.

Ce fonds selon Mme Zeïnab Mint Youba, va permettre à notre pays de réduire de 50% la première cause de mortalité et morbidité. En effet, deux millions d’enfants de moins de cinq ans sont exposés chaque année à des accès du paludisme qui peuvent conduire au décès ou à des complications neurologiques importantes, affectant leur croissance et leur scolarité normale, a révélé Mme Maïga.

Tout en saluant d’autres partenaires comme le Fonds global qui a récemment attribué à notre pays plus de 13 milliards de Fcfa pour lutter contre le paludisme, Mme Maïga Zéïnab Mint Youba a estimé que, le plus important est qu’à travers ces financements, nous parvenions à faire des résultats car le paludisme est une maladie évitable et qui peut être éradiquée.

Le paludisme, a souligné le président de la république touche non seulement les enfants, mais aussi les adultes, les fonctionnaires, les ministres, les chefs d’institution. « Cette maladie nous cause un problème économique et éducatif », a indiqué le président Touré

Ce fonds, vient s’ajouter à d’autres financements importants que le gouvernement américain a attribué à notre pays dans le cadre du Millenium challenge corporation pour lui permettre de développer en cinq ans des secteurs comme l’agriculture et le transport, a expliqué le chef de l’état.

Amadou Toumani Touré a demandé à l’ambassadeur américain de transmettre au président Bush, à son administration et à l’ensemble du peuple américain l’expression de notre profonde gratitude. < 19 décembre 2006.