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Qui veut la paix prépare la guerre. C’est à l’aune de cette boutade qu’il convient de comprendre l’option double du Président de la République par intérim, Dioncounda Traoré, lorsque dans son adresse à la nation, il oscille entre la voie du dialogue et celle de la guerre.

Même s’il reste affirmatif et invariable sur ses premier, deuxième et troisième choix qui restent le dialogue et la négociation, on sait que le Président de la République ne peut s’accommoder de la charia, et que celle-ci n’a pas l’option de laïcité.

Dioncounda qui s’est dit conscient d’être le président d’un pays en guerre le dit parce qu’à la tête d’un pays occupé au 2/3 par « des jihadistes d’Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI), d’Ançar dine, du Mouvement pour l’Unicité et la Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), de Boko-Haram et de groupuscules salafistes, et tout cela sur fond de narcotrafic florissant ».

L’urgence, c’est la libération des régions occupées, « par la négociation ou par la force ». C’est dire que le président a choisi le dialogue et la négociation prépare aussi la guerre.

Pour cette mission historique puisqu’il faut nos forces armées en première ligne, pour sauver l’honneur, la dignité et la grandeur du Mali ternis. Nous avons besoin d’une « armée réunifiée et conciliée, rééquipée, réarmée moralement, remise en ordre de bataille ».

Le président Dioncounda n’exclut pas l’épineuse question des bérets rouges et des bérets verts. Avec l’accord trouvé entre le Mali et la Cedeao sur la mise du QG à Bamako, pourra être évoquée celle des armes bloquées dans les différents ports. Et enfin d’une armée aux ordres de l’autorité politique. Le retour à la démocratie et la stabilité est à ce prix.

B. Daou

Le Républicain du 25 Septembre 2012