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L’officier supérieur qui dirigeait la patrouille militaire a indiqué à l’AFP que les faits avaient eu lieu à Inabague, dans la région de Kidal dans le nord-est du Mali.

« Dès qu’ils nous ont vus, ils ont tiré, mais très rapidement, mes hommes et moi, nous avons riposté » a déclaré le lieutenant-colonel Maouloud Ould Mohamed, lors d’une conversation téléphonique.

« Nous avons arrêté au total 12 personnes, saisi quatre véhicules, des munitions« , après avoir « encerclé » la bande armée, a-t-il poursuivi. Selon de précédentes informations, données de sources militaires, onze personnes avaient été arrêtées.

Concernant l’identité des prisonniers, il a répondu: « le Sahara est vaste, il y a de tout, les enquêtes sont en cours« .

Il a par ailleurs confirmé à l’AFP que les prisonniers étaient « disponibles » si la Croix-Rouge souhaitait constater dans quelles conditions ils sont détenues.

Plus tôt jeudi, lors d’une brève conversation avec l’AFP, Ibrahim Ag Bahanga, chef du principal groupe de rebelles touareg dans le nord, avait affirmé ne pas être l’auteur de l’attaque mardi d’un camp militaire à Diabaly, au centre du Mali, qui a fait un mort, un militaire.

« Diabaly, ce n’est pas moi. Je suis dans l’accord (de paix) d’Alger (signé en 2006). Il faut que le gouvernement malien aussi (respecte) l’accord d’Alger » a-t-il déclaré.

« Je veux vous dire ici que l’intégrité territoriale du Mali est non négociable« , a déclaré le président Amadou Toumani Touré qui a reçu mercredi soir à Bamako des cadres et élus de la région de Kidal (nord-est) après deux attaques récentes dans le pays attribuées à des rebelles touareg. Cette rencontre n’était pas ouverte à la presse. Ses propos ont été rapportés jeudi à l’AFP par des témoins et confirmés par la présidence malienne.

Pour le président Touré, l’accord de paix signé en 2006 à Alger par le gouvernement et l’ancienne rébellion touareg demeure la base des négociations, notamment celles en cours avec Ag Bahanga, qui retient en otage une trentaine de militaires dans le nord.

« Le cadre des négociations est connu: c’est l’application de l’accord d’Alger. Nous sommes pour l’application (de cet) accord, nous invitons tout le monde à travailler pour son application« , a-t-il dit.

Cependant, a-t-il précisé, les « forces armées du Mali poursuivent leur mission de défense et de sécurisation du territoire national« .

AFP 08.05.08 | 23h59