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Le Réseau des femmes leaders africaines propose sa médiation dans la résolution de la crise qui existe entre le Mali et la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Et ce, afin de soulager la souffrance des Maliens, en particulier les femmes et les enfants.

Les responsables de l’organisation l’ont annoncé, mardi dernier, lors d’une audience avec le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, à la Primature. La porte-parole du Réseau, Me Soyata Maïga a, d’entrée de jeu, félicité la conduite de la Transition.

Elle a ensuite demandé aux autorités de poursuivre le dialogue avec la Cedeao et les autres partenaires. «Parce que nous sommes dans un monde de globalisation, d’entraide et de solidarité, surtout au niveau de la sous-région, des pays avec lesquels nous partageons les mêmes cultures et traditions», a déclaré la femme leader. Qui, au passage, a déploré les sanctions imposées à notre pays par la Cedeao et l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) depuis le 9 janvier dernier.

La porte-parole de l’organisation féminine a, par ailleurs, regretté le taux de nomination des femmes dans les postes nominatifs, avant de faire le plaidoyer dans ce sens. Me Soyata Maïga a également demandé de prendre en compte la dimension femme dans la construction du Mali nouveau. Le Réseau des femmes leaders africaines a, en outre, sollicité l’accompagnement des autorités pour ses missions de bons offices auprès des chefs d’état de la sous-région.

Le Premier ministre a apprécié cette initiative. Dr Choguel Kokalla Maïga a néanmoins, informé ses interlocutrices qu’un «accord» est presque trouvé entre notre pays et la Cedeao. D’après lui, le sommet prochain de l’organisation communautaire sera consacré, en principe, à la levée des mesures prises à l’encontre de notre pays.

Le chef du gouvernement a, par ailleurs, fait savoir que le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a interdit de procéder à plus de trois nominations, s’il n’y a pas de femme. Il a, en outre, fait l’éloge des femmes de l’équipe gouvernementale qui détiennent, selon lui, des secteurs difficiles, notamment la santé, l’école, les transports et la fonction publique. Cette rencontre a enregistré la présence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Wadidié Founè Coulibaly.

Source: L’Essor