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Ces derniers ont procédé à une évaluation d’étape de la coopération, identifié les contraintes et proposé aux ministres des axes de travail et de réflexion pour l’avenir.

Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Al Maamoun Baba Lamine Keïta avait, à l’ouverture de la réunion des experts, affirmé l’attachement de notre pays à ce mécanisme de conception, de concertation, d’action et d’évaluation, qui pérennise des liens qui se sont révélés de plus en plus féconds et porteurs d’initiatives, depuis la signature de l’accord portant création de la Commission mixte entre nos deux pays, en octobre 1983 à Ouagadougou.

Au cours des deux jours de travaux, les experts ont accordé une attention particulière à l’accélération du processus de conclusion des projets d’instruments juridiques en cours de négociation.

Il s’agit de l’accord de coopération en matière de recherche scientifique, de la convention de coopération et d’entraide en matière de justice, de l’accord de transport et de transit routier, de celui portant sur la relecture du protocole d’accord en matière de tourisme et de transport aérien. Les experts se sont également penchés sur l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations formulées par la réunion du comité de suivi tenue ici à Bamako en mars 2007, des décisions et recommandations de la 7 ème session de la Grande commission mixte.

Il s’agissait aussi du renforcement de la coopération transfrontalière et de la poursuite des travaux de bornage des frontières, de l’organisation des journées de la police aux frontières, de la mise en place du comité paritaire de suivi en matière de santé et de la finalisation des discussions sur la gestion transfrontalière des épidémies.

À ceci s’ajoutent la détermination et l’opérationnalisation des modalités pratiques des patrouilles sécuritaires conjointes, la poursuite de la mise en place de bureaux de contrôle nationaux juxtaposés pilotés par l’UEMOA, le jumelage des écoles de gendarmeries de Bobo-dioulasso et de Bamako, l’aménagement et l’exploitation effective des 2500 hectares à l’office du Niger.

Malgré le contexte difficile:

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Moctar Ouane a rappelé à la clôture des travaux la singularité des relations qui unissent nos deux pays. Celles-ci se fondent, selon lui, sur la géographie, l’histoire et la similarité de leur situation de développement.

« Ces facteurs constituent des fondamentaux à partir desquels nos devons construire des relations fortes, confiantes solidaires, c’est à dire un partenariat véritable. Le Mali s’y emploiera, résolument convaincu que c’est de la sorte que les pays de notre sous-région pourront faire de celle-ci un pôle de stabilité et de développement« , a-t-il dit.

Moctar Ouane a ensuite souligné la pertinence des domaines de coopération qui s’articulent autour de relations de bon voisinage, c’est à dire des relations solidaires et sécurisées, et la promotion du développement économique des deux pays. « le Mali considère d’une ardente nécessité, tout d’abord, le renforcement du dialogue politique avec le Burkina faso à travers notamment la multiplication des échanges et visites de haut niveau, la concertation régulière dans les enceintes régionales et internationales« , a dit le ministre Ouane.

Quant au ministre délégué chargé de la Coopération régionale du Burkina Faso, Mme Minata Samaté, elle s’est, pour sa part, réjouie que cette session ait pu se tenir en dépit du contexte international et sous-régional particulièrement difficile pour nos deux pays, en raison du renchérissement des prix des denrées alimentaires et des hydrocarbures aggravant ainsi les conditions de vie des populations.

« Cette situation fort heureusement, n’a pas constitué un frein au processus de stabilisation de notre espace et de son mouvement vers l’intégration régionale et sous-régionale », s’est-elle réjoui.

Elle a ajouté qu’au niveau bilatéral, ces assises donnent « un signal fort aux peuples maliens et burkinabé sur la ferme volonté de faire de nos relations fraternelles un modèle de coopération en faveur de la paix, de la stabilité, de la sécurité et de l’intégration de notre sous-région conformément à la vision commune de nos deux chefs d’État« .

Le Mali et le Burkina ont établi des relations diplomatiques dès leur accession à l’indépendance en 1960. Au plan bilatéral, cette coopération est régie par des accords et conventions dans de nombreux domaines. Nos deux pays sont membres des organisations sous-régionales et internationales, comme le Liptako Gourma, le CILSS, la CEDEAO, l’UA, l’OCI et l’ONU. Les deux pays sont également signataires des accords ACP-UE.

Mh. TRAORÉ

15 Juillet 2008