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En match comptant pour le 2e tour aller des éliminatoires de la Can des cadets, le Burkina a étrillé le Mali par le score sans appel de six buts à 1. C’était le 26 novembre 2006 au stade Omnisports Modibo Kéita. Sauf miracle, les poulains d’Ibrahim Diallo sont éliminés de la compétition.

Sans avoir démontré un grand football, les Etalonnets ont néanmoins fait preuve de réalisme en passant six buts à Simbo Diakité et ses coéquipiers. Jamais, une formation malienne ne s’était aussi mal illustrée comme l’équipe nationale cadette, opposée dimanche dernier à son homologue du « Pays des hommes intègres » : méconnaissable, sans âme et presque dépourvue de tout esprit patriotique. Résultat : c’est un carton plein que le coach Ibrahim Diallo et ses garçonnets ont été chargés de porter en guise de « cadeau » burkinabé au peuple malien.

La descente aux enfers des Aiglonnets a débuté en seconde période avec des Burkinabés plus que déterminés. A la 2e minute, Amara dit Moriké Kallé, le défenseur malien, est mis sous la pression par les attaquants adverses. D’une splendide tête, il trompera son portier. Mais c’est un but contre son camp.

Ce « yabé » a été salué par la poignée de supporters burkinabés qui en redemandaient. Trois minutes plus tard, le joueur à l’origine de la pression, Zoungrana Issouf, à la réception d’un centre parvient à tromper Madou Traoré le portier des Aiglonnets. Entre-temps, Boubacar Bangoura, Bassirou Dembélé faisaient preuve d’une maladresse inouïe.

Trois minutes, trois buts

Naturellement, ce sont les Etalons cadets qui, sur une action anodine, vont corser l’addition à la 53e par Lingané Issouf. Les Aiglonnets tenteront de réagir, mais au lieu des filets, ils trouveront la transversale de Ouédraogo Rasmane précisément à la 55e. Après le but de Lingané, l’entraîneur des Etalons cadets Wébonga fit entrer Jean Zerbo et Zanga Issa.

A peine rentré, Zanga permettra à Zoungrana de répondre à la requête des Etalons cadets en réalisant son doublé à la 59e. Désarçonnés, les poulains d’Ibrahim Diallo subiront le reste du match. A la 70e minute, le capitaine des Etalons cadets, Mamadi Bandé, après s’être débarrassé de son vis-à-vis marquera le 5e but.

A cinq buts à zéro, on croyait la fête des Burkinabé terminée lorsqu’à la 88e minute Zanga Issa prit à défaut la défense malienne pour inscrire son but et le sixième de son équipe. Auparavant à la 77e, l’arbitre sénégalais a permis aux Aiglonnets de sauver l’honneur en accordant un penalty complaisant, transformé par Moussa Guindo, le joueur malien de l’Asec d’Abidjan.

Les Etalons cadets étaient aux anges. Les Aiglonnets, quant à eux, grelottaient après leur douche froide.

Boubacar Diakité Sarr

Ils ont dit

Mahamadi Bandé (capitaine du Burkina) :

« Nous sommes venus à Bamako en commando. Il nous fallait absolument une victoire avec le maximum de buts pour faire la différence et nous étions très motivés avant la partie. Cette victoire est l’aboutissement d’un long travail en attendant le retour. Elle va mettre du baume au cœur de nos supporters ».


Piouhiri Wébonga (entraîneur des Etalons cadets) :

« Nous avons attendu la seconde mi-temps où d’entrée de jeu, nous avons ouvert la marque. Alors là, nous nous sommes dit que ça ne pouvait mieux commencer. Ce but et les deux autres qui ont suivi ont fait douter les Maliens. Au retour, nous jouerons comme si les compteurs étaient à zéro ».

Ibrahim Diallo (entraîneur des Aiglonnets) :

« Je pense que ce résultat est positif comme enseignement. Nous allons préparer le match retour autrement. Les enfants ont contenu l’adversaire pendant la première période et après ils ont pêché sur toute la ligne notamment en défense dès l’entame de la seconde période, prenant trois buts en trois minutes. C’est dur, mais avec les jeunes, il faut s’attendre à tout ».


Boubacar Bangoura (joueur malien) :

« Nous avons échoué dans tous nos compartiments. D’abord, nous avons flanché au milieu laissant les initiatives à l’équipé adverse après avoir dominé la première période. Le retour se préparera comme les autres matches. La tâche est certes ardue, mais pas impossible. Nous serons capables de leur rendre la monnaie à Ouagadougou. Car, en matière de football, il faut y croire. Donc, rendez-vous dans deux semaines ».

28 novembre 2006.