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Cet accord de prêt entend contribuer à la souveraineté alimentaire et à l’amélioration des revenus des producteurs ruraux

jpg_une-1010.jpgLa Banque islamique de développement (BID) vient de confirmer une fois de plus son adhésion et son soutien aux politiques et stratégies de développement de notre pays à travers la signature de trois accords de prêts d’un montant global d’environ 23 milliards de Fcfa. C’est le ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Tiéna Coulibaly, et le vice-président de l’institution financière saoudienne, Birama Sidibé, qui ont signé les documents hier.

La cérémonie de signature s’est déroulée dans la salle de conférence du département des Finances à l’ACI 2000 en présence du ministre de l’Agriculture, Yaranga Coulibaly. Cet appui de la BID est destiné au financement de la mise en œuvre de trois projets agricoles. Il va contribuer à la souveraineté alimentaire face à la menace d’une éventuelle pénurie alimentaire résultante de la mauvaise pluviométrie de l’année dernière. D’un montant total d’environ 7 milliards Fcfa, le premier accord servira à financer l’exécution du Programme d’accroissement de la productivité agricole des petits exploitants agricoles (PAPAPEA). Ce programme vise à augmenter la productivité de petits producteurs impliqués dans des systèmes de production et dans les secteurs géographiques cibles. A ce titre, l’appui financier de la BID aidera à l’aménagement des terres, la fourniture des semences, des engrais, des matériels et outils agricoles aux petits exploitants. L’objectif du programme est l’atteinte de la souveraineté alimentaire, mais aussi et surtout l’amélioration des revenus des producteurs ruraux. Le second accord d’un montant d’environ 4 milliards Fcfa est relatif au Projet villages du millénaire (PVM).

Ce financement supportera la seconde phase du projet durant les cinq années à venir. Il permettra la consolidation et l’achèvement des activités de la première phase du projet, la poursuite des progrès en cours en matière de santé, éducation et infrastructures. Dans cette perspective, un accent sera mis sur l’amélioration et la consolidation des systèmes de performance et la promotion du développement des entreprises, notamment celles évoluant dans le secteur agricole. Le dernier accord de financement a trait à la deuxième phase du Projet de développement rural intégré de Kita (PDRIK II). L’accord de financement d’un montant de 10,5 milliards Fcfa, renforcera les acquis de la première phase du PDRIK qui, dans sa globalité, vise à améliorer les conditions de vie des populations rurales des préfectures de Kita et Bafoulabé grâce à l’appui aux organisations paysannes, particulièrement les femmes et les jeunes. La mise en œuvre du PDRIK contribue à lever les nombreuses contraintes auxquelles les habitants de ces localités sont confrontés, notamment l’enclavement, le faible niveau d’équipement agricole et d’organisation des producteurs et le faible rendement agricole.

La signature de ces accords atteste du dynamisme de la coopération entre la BID et notre pays, a souligné le vice-président de l’institution, Birama Sidibé. Cette dynamique est sous-tendue par l’augmentation du volume d’investissement de l’institution financière. Ainsi de 2007 à 2011, la BID a octroyé plus 20 milliards Fcfa dans le seul domaine de l’agriculture. Et la banque n’entend pas s’arrêter en si bon chemin car le budget pour la stratégie pays est en constante augmentation. Il se chiffre cette année à plus 250 milliards Fcfa en faveur de notre pays, a annoncé le vice-président de la BID, Birama Sidibé. Outre l’agriculture, d’autres secteurs importants, bénéficient de l’appui de la BID dans notre pays. Le transport, l’énergie et le secteur privé demeurent également trois piliers de l’intervention de la BID au Mali.

S’y ajoute le renforcement des capacités considéré par la BID comme un pilier transversal. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Budget s’est réjoui de ces accords qui, de son point de vue, traduisent la ferme volonté et l’engagement de la BID à soutenir notre pays à un moment où les partenaires se font rares. Au nom du gouvernement et de l’ensemble du peuple malien, Tiéna Coulibaly a remercié la BID pour cet appui, avant de transmettre sa gratitude au président et au vice-président de l’institution financière pour leur intérêt particulier pour notre pays. « Le Mali trouve en ces deux personnalités des hommes très engagés pour sa cause », a-t-il simplement conclu.

Lassine Diarra

L’Essor du 30 août 2012