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Le Mali est devenu membre de la Banque mondiale le 27 Septembre 1963. Le premier crédit au Mali, d’un montant de 9,1 millions de dollars, a été approuvé en 1966 par le conseil d’administration de la Banque mondiale, afin d’appuyer la Régie du chemin de fer du Mali (RCFM). La signature de ce crédit marque ainsi le début du partenariat entre le Groupe de la Banque et la République du Mali.

A la date du 31 Mai 2005, le montant total des engagements nets de la Banque mondiale au Mali s’élevait 1794,6 millions de dollars pour 77 opérations d’investissement et d’ajustement.

La stratégie d’assistance pays (CAS) pour le Mali pour les exercices 2004 – 2006 prévoit des opérations pour un montant approximatif de 400 millions de dollars. Il envisage également jusqu’à 29 pour cent de ces financements sous forme de dons de l’Association internationale de développement (IDA).

En 2005, le montant des engagements s’élève à 342,2 milliards de FCFA, dont 47,2 milliards de FCFA sous forme de dons, pour 15 projets et programmes qui soutiennent les objectifs de développement du gouvernement, en contribuant à une meilleure gestion macro-économique et la création d’emplois et de revenus.

La particularité de l’actuel programme de crédit et de dons réside au fait qu’il est axé aux deux méthodes d’information : une évolution vers plus de soutien programmatique à travers l’aide budgétaire non- affectée sous forme de crédit d’appuis aux politiques de développement (DPC) avant le passage aux crédits d’appui à la stratégie de réduction de la pauvreté (PRSC) ; et des investissements spécifiques dans les infrastructures et dans des projets mettant l’accent sur la croissance et les secteurs productifs.

En ce qui concerne les investissements, le programme de la Banque mondiale porte sur les financements dans les secteurs des transports, de l’énergie et du développement rural et urbain.

Considérant l’importance du secteur rural pour l’économie et les perspectives de croissance du Mali, et en tenant compte du fait que la majorité de la population et des pauvres vivent dans les zones rurales, le programme d’appui au secteur rural constituera une part significative (31,5% en volume) de l’ensemble du portefeuille de la Banque mondiale au Mali.

Le Fonds monétaire international et le Mali

Qu’est ce que le Fonds monétaire international (FMI) ? Le FMI a été crée en 1945 pour favoriser la mise en place d’une économie mondiale solide. Il est gouverné par 184 Etats membres, ce qui lui donne une dimension quasi universelle.

L’institution a pour but de prévenir les crises systémiques en encourageant les pays à adopter des politiques économiques saines. Elle est en même temps un fonds auquel les Etats membres qui ont des besoins de financement temporaires peuvent faire appel pour remédier à leurs problèmes de balance de paiement.

Le FMI fournit aux pays à faible revenu des conseils de politique économique, de l’assistance technique, et un support financier. Les pays à faible revenu qui sont très endettés sont également éligibles pour la réduction de dettes.

Le FMI aide les pays à faible revenu à progresser vers les Objectifs de développement du millénaire (OMD) et contribue à la mise en œuvre du consensus de Monterrey à travers chacune de ses trois fonctions principes : les prêts, l’assistance technique et la surveillance.

Le Mali est à son troisième programme FRPC qui couvre la période 2004 – 2007, après un premier programme 1996 – 1999, et un deuxième 1999 – 2003. Sur les deux premiers programmes, le Mali a utilisé 113 millions de droits de tirage spéciaux (DTS) des ressources du FMI.


La mise en œuvre de la FRPC a permis au Mali de :


retrouver une croissance soutenue de 5,5% en moyenne par an et de maîtriser l’inflation dans la norme UEMOA qui est de 3% maximum ;


relancer ses exportations avec une croissance en volume de plus 16% ;


améliorer régulièrement les recettes fiscales et de maîtriser ses dépenses publiques ;

de bénéficier de l’initiative PPTE renforcée en Février 2003, ce qui représente en moyenne 30 milliards de ressources budgétaires supplémentaires exclusivement affectées aux dépenses de réduction de la pauvreté (santé, éducation, services sociaux). Le Mali a été ainsi le septième pays atteignant le point d’achèvement sous l’initiative PPTE.

Ces progrès réalisés au cours des premiers programmes de réduction de la pauvreté supportés par les ressources du FMI ont permis de réduire le recours aux ressources du FMI. Ainsi le troisième programme prévoit un déboursement de seulement 9,33 millions de DTS sur les années 2004 – 2007.

Les avis émis régulièrement par les services du FMI sur le Mali constituent un signal sur la qualité de la gestion macro-économique, y compris des finances publiques, pour la communauté internationale.

Un avis positif permet de bénéficier pleinement des possibilités d’appuis budgétaires, et éventuellement d’accroître l’assistance extérieure en cas de besoin.
Par ailleurs, le FMI apporte une expertise internationale en matière de gestion des finances publiques, en matière de statistiques et de gestion de dette extérieure.

De 2001 à maintenant, le Mali a bénéficié de 11 missions d’assistance technique du FMI, dont 4 en finances publiques, 6 en statistiques et en une gestion de la dette extérieure. Par ailleurs l’institut du FMI offre chaque année des sessions de formation de haut niveau à des cadres maliens. Enfin, le Mali accueille le Centre régional d’assistance technique du FMI pour l’Afrique de l’Ouest (Afritac West).


Source : Ministère des Finances

16 Juin 2008