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Les propositions faites dans ce sens devraient aider notre pays à trouver des solutions rapides à la crise énergétique. À court, moyen et long terme, il s’agira de travailler sur des solutions durables notamment dans l’agriculture et l’élevage, deux secteurs fondamentaux pour la souveraineté alimentaire, cruciaux pour la création d’emplois et la lutte contre la pauvreté.

La Banque mondiale semble disposée à accompagner notre pays en finançant des projets à impact immédiat ou rapide notamment en matière de création de richesses et d’emplois pour une sortie rapide de cette crise qui le secoue depuis plus d’une décennie. Cela dans le respect strict des principes guidant l’action publique au Mali tels que définis par les autorités de la Transition.


Son vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, qui bouclait une visite de trois jours, l’a déclaré mercredi assurant avoir fait des propositions pour ce faire. Ousmane Diagana s’exprimait au palais de Koulouba au terme d’une audience à lui accordée par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. Le haut responsable de l’Institution financière mondiale, était accompagné par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.

Au terme de sa rencontre avec le président de la Transition, l’hôte de marque a expliqué à la presse que les échanges ont porté sur la coopération avec le Mali qui est un pays partenaire extrêmement important de la Banque mondiale. «Nous avons discuté des impacts des crises mondiales sur le Mali, en particulier sur la population. Qu’il s’agisse de la crise liée au changement climatique, de l’impact de la guerre en Ukraine sur les populations, notamment en termes d’augmentation du coût de la vie, et des effets de la pandémie de la Covid-19. Et tout ceci dans un contexte sécuritaire extrêmement difficile avec des effets impactant négativement les conditions de vie des populations», a-t-il précisé.

Ousmane Diagana à saluer la résilience des populations et les efforts que l’État est en train de déployer pour que cette résilience soit beaucoup plus forte. Dans ce cadre, indiquera le visiteur, «nous avons expliqué le rôle de la Banque mondiale en tant qu’à la fois partenaire du Mali et en même temps une institution qui l’appartient». En effet, a-t-il souligné, ce sont des États qui sont à la base de la création de la Banque mondiale et ils sont membres du Conseil d’administration de l’institution.

Selon Ousmane Diagana, cette mission est une expression de solidarité aux populations maliennes, se manifestant à travers des Programmes divers et variés que la Banque mondiale finance. Ces programmes en cours concernent les secteurs de l’éducation, de la santé, de la protection sociale, de l’élevage, de l’environnement, etc.

«Nous avons dit également que l’ensemble de ces secteurs continuent de fonctionner normalement et que la résilience des communautés et des populations se renforcent davantage, que la crise dans le secteur de l’énergie doit être réglée le plus tôt possible», a-t-il déclaré. Et de souligner que la Banque mondiale a offert sa disponibilité à aider notre pays à trouver d’abord des solutions rapides à cette crise énergétique et ensuite de continuer à travailler sur des solutions durables à court, moyen et long terme.    

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a confié que le colonel Assimi Goïta a donné son accord à toutes les propositions faites. «Et nous nous sommes engagés à travailler avec diligence et rapidité pour que des solutions puissent être exécutées et visibles sur le terrain», a-t-il noté. Aussi, le Mali est surtout un pays d’agriculture et d’élevage, deux secteurs fondamentaux pour la souveraineté alimentaire, cruciaux pour la création d’emplois et la lutte contre la pauvreté. Ces secteurs sont au centre des priorités de la Banque Mondiale.


C’est pourquoi, signalera Ousmane Diagana, «nous avons échangé sur comment on peut accélérer la mise en œuvre de nos projets dans ces secteurs et quelles initiatives on peut soutenir. Tout ceci dans le cadre de la Stratégie malienne mais aussi en partenariat avec le secteur privé». Car, a-t-il soutenu, une économie, pour se développer et durer, doit s’appuyer sur l’État qui crée le cadre qu’il faut, mais en même temps sur la contribution de l’ensemble des acteurs du secteur privé et de la société civile.

En termes de chiffres, la Banque mondiale a une enveloppe de projet extrêmement important pour notre pays. «On a à peu près 2 milliards de dollars (environ 1.000 milliards de Fcfa-ndlr) et chaque année nous ajoutons presque 500 millions de dollars pour le Mali», a divulgué le patron de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Faisant remarquer que le Mali dispose de potentialités énormes, il expliquera que la transformation structurelle de l’économie, la mise en œuvre de certaines réformes peuvent permettre à la Banque mondiale de faire en sorte que chaque dollars qu’elle engage apporte au moins trois dollars supplémentaires.

«Il faut aller au-delà de l’enveloppe indicative que nous financions pour voir le levier que ces ressources présentent pour le Mali, pour l’aider à accélérer son développement. Ce qui passe nécessairement par sa capacité également de créer des emplois pour ses jeunes», a déclaré Ousmane Diagana.

Oumar DIAKITE

Source: L’Essor