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Avec cet accord de prêt signé hier, entre le Mali et la Banque Arabe pour le développement économique en Afrique, le montant total des interventions de cette banque à l’endroit de notre pays se chiffre à environ 78 milliards de FCFA.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Abou-Bakar Traoré et Abdelaziz Khelef, directeur général de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA) ont signé un accord de prêt d’un montant de 1,3 milliard de F CFA.

Avec cette somme, le gouvernement entend renforcer les capacités d’intervention des services de protection des végétaux et des denrées stockées dans la région du Liptako-Gourma. La cérémonie s’est déroulée dans la salle de conférence du département des finances hier mardi 13 mars.

D’entrée de jeu, les deux personnalités ont signé et échangé les documents de la convention. Abdelaziz Khelef, a fait l’historique de la coopération entre la BADEA et le Mali et avec certains pays de la sous région.

S’agissant de la coopération avec le Mali, il a déclaré que le total de l’aide de la BADEA en faveur du Mali a atteint environ 78 milliards de F CFA pour le financement de 40 opérations, en plus d’un montant d’environ 3 milliards de F CFA représentant la contribution de la banque à l’allègement du poids de la dette du Mali dans le cadre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).

Concernant la coopération de la BADEA avec les pays de la sous région, l’orateur a soutenu que sa banque a octroyé une contribution à la République du Niger pour un montant de 1,2 milliard de F CFA et au Burkina Faso pour un montant de 1,16 milliard F CFA.

Abou-Bakar Traoré, quant à lui, a déclaré que cet accord de prêt constitue le témoignage de l’engagement de la BADEA aux cotés du Mali dans la préservation de l’environnement, dans l’amélioration du cadre de vie des populations en général et dans l’augmentation des revenus des populations en particulier dans la région du Liptako-Gourma.

Selon lui, ce programme permettra, entre autres, d’aider pendant un délai de cinq ans au renforcement d’un réseau de surveillance et de signalisation des services de protection des végétaux et des denrées stockées, d’accroître les moyens d’intervention de ces services, de renforcer l’appui aux organisations paysannes par la formation et l’octroi de crédits agricoles et promouvoir la gestion intégrée des ravageurs et celle des pesticides.

Abdoul Karim KONE

14 mars 2007.