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La coopération bilatérale était, la semaine dernière, au menu des travaux de la grande Commission mixte Mali-Algérie, tenue à Bamako.

Au terme des travaux, aucun accord digne de ce nom n’a été conclu entre les deux pays. Ce qui, au lieu de surprendre, illustre parfaitement l’état morose la coopération entre les deux pays.

Hormis quelques bourses accordées à des étudiants et stagiaires maliens et, une coopération technique en matière de … sécurité, notamment dans le cadre de l’armée et de la police, l’Algérie n’a jamais été ce partenaire sur qui le Mali peut compter.

L’on nous rétorquera sûrement le « rôle » que ce pays a joué dans la recherche d’une solution à la rébellion au nord.

En réalité, les Algériens ont toujours tenté (et ont réussi à merveille) à se faire passer comme étant le seul détenteur de la solution aux différentes crises du septentrion malien.

Or, il est unanimement reconnu que les crises successives au nord-Mali ont un seul et unique dénominateur commun : le très grand retard pris par les régions du nord par rapport aux autres régions du pays, dans le sens du développement.

Contrairement à d’autres pays, qu’est ce l’Algérie a entrepris pour aider le Mali à développer les régions du nord ? Absolument rien.

Au contraire, tout semble mis en oeuvre du côté d’Alger pour torpiller toutes initiatives maliennes concernant ces régions.

Pire, le voisin manifeste une hostilité farouche à l’endroit de tout pays qui s’y aventure. Du coup, certains estiment que ce pays a entrepris de transformer cette partie du Mali en arrière cour, sur laquelle elle veille jalousement.

Ailleurs, de Kayes à Tombouctou, l’on ne verra aucune brique, si minime soit-elle, qui serait le fruit de la coopération entre le Mali et l’Algérie.

Pourtant, celle-ci a magistralement réussi à détériorer nos rapports avec d’autres pays comme le Royaume du Maroc, lorsque le Mali a reconnu, la fantomatique République saharaoui, créée par Alger.

Aussi, le voisin du nord a réussi à bloquer l’investissement de 25 milliards de F CFA, gracieusement offert au Mali par Kaddafi et qui devrait profiter aux braves populations du nord.

Disons qu’il est temps, que les autorités maliennes, en toute responsabilité, mettent un terme à cette situation qui n’a d’autre objectif, pour les autorités algériennes que de maintenir le septentrion malien dans un état de sous développement chronique, pour leurs seuls intérêts.

C. H. Sylla

25 octobre 2007.