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Le maire Adama Sangaré est dans une logique de sabotage et de violation des textes depuis son installation à la tête de la mairie du district de Bamako.

Des comportements peu orthodoxes ayant pour nom : refus délibéré de recruter les enseignants, refus de tenir les sessions de reclassement, retrait des lots à usage d’habitation…

Le décret N°02- 313/ PRM du 4 juin 2002 fixant les détails des compétences transférées en matière d’éducation en son article 2 et le décret N°05-435/PRM du 13 octobre 2005 fixant les conditions de travail du personnel enseignant contractuel des collectivités territoriales en ses articles 10 et 43 sont violés par la mairie du district de Bamako sous le silence coupable du ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique et de ses directeurs nationaux.

La grande injustice réside au fait que les sessions de reclassement du personnel de la mairie ne tiennent régulièrement. Pourtant, le maire du district de Bamako se dit nanti du diplôme de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA). Quelle ENA ?

Un diplômé chômeur qui, grâce à la politique a fait une entrée fracassante à la Mairie centrale. Auparavant, on le connaissait courtisant d’un ministre de transport, dont il fréquentait le Cabinet.

Une décision signée du maire Adama Sangaré en date du 19 février 2009 portant création de la Commission de reclassement du personnel enseignant contractuel relevant de la mairie au titre de 2009 ne précise pas de date de convocation de ladite session.

Quelle sécheresse administrative ? Quand on sait que les sessions de 2007 et 2008 n’ont jamais été convoquées. Et pourquoi 2009 ?
Il faut rappeler que la dernière décision de reclassement des enseignants contractuels (session 2006) est signée de feu Moussa Badoulaye Traoré en date du 9 janvier 2007.

Bientôt trois (3) ans que ce personnel enseignant se trouve dans une situation administrative irrégulière occasionnée par la faute d’un simple élu local dont il on a lui-même contribué à son élection. Ces pratiques remettent en cause le processus démocratique et doivent amener le législateur à panser de nouveau les plaies de la décentralisation au Mali, sauvagement assassinée par des hommes sans référence.

Le comportement de la mairie du district de Bamako vient renforcer la position du BN/SYPCES dans son refus d’intégration des professeurs contractuels à la fonction publique des collectivités.

Aujourd’hui, les deux administrateurs locaux de Bamako (le maire du district de Bamako, Adama Sanagré et le gouverneur de Bamako Ibrahima Féfé Koné) s’occupent beaucoup plus de la gestion des affaires de Koulouba et des questions foncières que la gestion des préoccupations multiples auxquelles les populations de Bamako se trouvent confrontées.
Rien de grave, ce sont des administrateurs locaux en mouvement pour le béret rouge. Quelle honte pour notre démocratie ?

Hélas, le laxisme de ATT sauve beaucoup de gens.

B.Z. COULIBALY

02 mars 2009