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Depuis le vendredi dernier, le maire du district de Bamako, Adama Sangaré, croupit en prison. Nul doute qu’il est rattrapé par ses forfaitures, lui qui a toujours inscrit ses actions dans une dynamique d’impunité.

Les exactions du maire, qui sont connues de tout le monde, vont des saisies arbitraires de lots d’habitation à la spéculation foncière, le tout sous- tendu par une arrogance déconcertante et un mépris des lois et règlements en la matière.
Selon des sources proches du dossier, le maire du district de Bamako, Adama Sangaré, répondrait de sa mauvaise gestion du foncier dans la cité des trois Caïmans.
La goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase serait le morcellement et la vente du domaine du ministère de la Justice, sis à Bolé, espace réservé à la construction de la Cour suprême et autres Cours et tribunaux.

L’on se rappelle qu’au cours de la visite du ministre Malick Coulibaly, en décembre 2012, sur le chantier du tribunal du commerce, ce dernier a été stupéfait de constater que le domaine, suite à une spéculation foncière dont le maire Adama Sangaré n’est pas étranger, a été envahi par des habitations.
L’opinion, qui reste convaincue que le maire du district avait en son temps bénéficié de beaucoup de complicité, pense que cette arrestation ne doit être qu’une étape dans la mesure où d’autres délinquants, profitant de leur statut, se sont donnés au cœur joie à la spéculation foncière.

Y.S

L’Inter de Bamako du 25 Février 2013