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Deux jours après son réquisitoire anti-israélien à la tribune de l’Onu, le président iranien a accusé l’État hébreu d’avoir commis des « actes de cruauté » et de « nettoyage ethnique » aux dépens des Palestiniens. Les « criminels israéliens », a-t-il déclaré à Téhéran devant des juristes arabo-musulmans dans le cadre d’une conférence sur « le génocide et les crimes de guerre » de la bande de Gaza, « (…) doivent rendre des comptes de toutes leurs brutalités ». Le chef de l’Etat a indiqué que Téhéran avait demandé à Interpol d’émettre des mandats d’arrêt à l’encontre de 25 « criminels de guerre sionistes ». « La République islamique d’Iran (…) attend de cette organisation qu’elle remplisse ses obligations légales », a-t-il souligné. Les autorités iraniennes avaient déjà entrepris de telles démarches auprès d’Interpol. Il a évoqué « (…) le bouclage et les meurtres à grande échelle de Palestiniens ainsi que le nettoyage ethnique pratiqué dans d’autres territoires occupés, tout comme d’autres crimes commis par le régime sioniste ». A Ban Ki-moon qui lui demandait d’adoucir ses propos, il réplique : « … si on ne les dénonce pas à une conférence de l’Onu, alors où pourrait-on évoquer la question de Gaza (…) et du génocide des Palestiniens ? » Reuters