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Tous ceux qui ont suivi de près l’élection du bureau de la Fédération malienne de Football, dirigée par Hamadoun K Cissé, ne doivent pas être surpris du résultat et du climat actuel qui règne au sein du foot malien. Ce bureau a pris les rênes de notre sport-roi dans la violence, la corruption, les intimidations de toutes sortes etc.

Ils ont employé toutes les méthodes indignes pour arriver à leurs fins. Une fois installé, au lieu de se mettre au travail dans l’intérêt général du foot malien, Hammadoun Kola Cissé et son équipe ont continué dans la même logique d’amateur, se préoccupant d’effets d’annonce, d’humiliations, de règlements de comptes contre tous ceux qui étaient leurs adversaires.

Faisons le bilan : quel programme ce bureau a présenté et est en train d’exécuter ? Quelle politique sportif du football ? Quel résultat au niveau des clubs et des sélections nationales et enfin quel management du foot ?

Résultats : ZERO sur 20 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Et pourquoi ?

Primo, je commencerai par le management : à ce niveau, c’est une cohabitation à la date de la fédération depuis l’arrivée de ce bureau. Pour preuve, c’est la première fois dans l’histoire du football malien que le vice-président a exigé et obtenu un bureau à la fédé ; sachant que les membres du bureau fédéral sont des bénévoles. Allez y comprendre la suite. S’y ajoutent les différentes crises nées à la suite de la mise en place des bureaux des ligues régionales et le comportement sans précédent du président de Malifoot.

Il faut ajouter aussi le conflit né à la suite des contrats entre Malifoot et Orange d’une part et d’autre part entre Malitel et les clubs qui a longtemps paralysé le démarrage du championnat.

Secundo, les résultats des équipes nationales : après la qualification à la Can 2010 en Angola, ce bureau par son amateurisme a créé la zizanie au sein des Aigles, conflits avec les cadres de l’équipe, réunions nocturnes avec des joueurs avec pour conséquence notre élimination dès le 1er tour. Par la suite, une gestion calamiteuse de l’effectif avec un sélectionneur sans autorité. Pire, certains joueurs menacent de ne pas répondre à la sélection si d’autres sont conviés etc.…. La liste est longue et difficile à digérer.

Il faut rappeler que, pour la première fois de histoire de notre football, les repas des joueurs internés sont non seulement préparés par la belle famille d’un responsable de Malifoot et en même temps insuffisants jusqu’à obliger le sélectionneur à laisser les joueurs sortir pour manger à l’extérieur de l’internat pour les catégories des jeunes, ça se passe de tous commentaires, et un cas mérite d’être souligné. Il s’agit du cas Cheick Diallo: la Fédération peut-elle nous expliquer pourquoi, cet entraineur sans Diplôme, sans compétences, avec un CV d’échecs peut cumuler deux postes aussi important ????.

Tertio, le championnat national : notre championnat n’a jamais autant été abandonné par le grand public, avec un calendrier insensé voire révoltant. De tous ce qui précéde, ce bureau est-il qualifié pour diriger le football malien ? Je pense que non et ses membres doivent démissionner en toute dignité, dans le plus grand calme et la plus grande discrétion au lieu de s’entre-déchirer devant tout un peuple qui les observe et qui demandera compte de la gestion du denier public. Le président de la République a dit haut ce que tout le monde pense tout bas, et je le remercie d’avoir ainsi libéré la parole qui va sûrement permettre, dans les jours à venir, au monde sportif de rectifier le tire.

Ce bureau est géré par des gens qui veulent se servir du foot pour faire des affaires et non servir le football pour le bonheur des Maliens. Il est temps de dire non au banditisme footballistique et pour cela j’invite le Président de Malifoot à reconnaitre l’échec et convier le monde du football à un Conseil extraordinaire le plus tôt que possible afin d’éviter le pire. Cette décision, certes, est très difficile pour lui personnellement, mais elle sera judicieuse pour l’avenir du football malien. J’en appelle au sens de la responsabilité des plus hautes autorités de ce pays, surtout ceux dont les actes complices ont permis l’arrivée de ce bureau à la tête du foot malien à jouer le rôle inverse pour que Kola et sa bande rendent le tablier.

Mahamadou Cissé dit Ladji

L’Indépendant du 19 aout 2011