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Dans le cadre de la mise en oeuvre du Mécanisme Africain d’évaluation par les pairs au Mali, la commission nationale de la gouvernance MAEP pour la composante de la société civile a organisé un atelier d’évaluation du développement socio économique du Mali. C’était hier 23 avril 2008 dans la salle de conférence du Centre Djoliba.

L’ouverture de la cérémonie était présidée par un représentant du président de la commission nationale de la gouvernance MAEP en la personne de Daouda Koné. On notait aussi la présence du président du Conseil national de la société civile M. Boureima Allaye Touré et de plusieurs délégués représentants des structures de la société civile au Mali.

OBJECTIF

Cet atelier qui va précéder celui de l’Administration et des acteurs privés prévu pour aujourd’hui, se fixait comme objectif de permettre aux différents acteurs de la société civile d’échanger sur le sujet et d’apporter leur contribution à l’évaluation du rapport national d’Autoévaluation.

Au cours de l’entretien, les acteurs de la société civile se pencheront sur le volet développement socio-économique du Mali en termes de décentralisation, financement du développement, lutte contre la pauvreté et de procès accomplis vis-à-vis de l’égalité des sexes. Ainsi, les travaux seront organisés par le centre de formation et l’appui conseil pour le développement local “Delta-C” de Bamako.

LE MAEP-MALI

En effet, notre pays a manifesté sa volonté politique en signant le 28 mai 2003, le mémorandum d’entente relatif au MAEP. L’objectif d’adhésion de notre gouvernement est d’aller vers l’amélioration de son système de gouvernance dans les domaines politique, économique, des entreprises et du développement socio-économique.

Ce mécanisme revêt une priorité pour les autorités de l’Etat, c’est pourquoi lors de son lancement le 1er novembre 2007 par le Premier ministre, il a incité tous les acteurs, l’administration, le secteur privé, la société civile, bref toutes les populations maliennes pour une parfaite réussite du MAEP. Car il y va d’une bonne visibilité de notre démocratie, et de la politique de gouvernance du Mali aux yeux de la communauté internationale.

DES PHASES DES EVALUATIONS DU MAEP

Dans son intervention, le représentant de Ousmane Diallo, président de la commission nationale du gouvernance MAEP-Mali, a expliqué que la réussite du processus permettra au Mali de répondre à la compétition africaine et internationale au plan de développement industriel, économique et politique.

Par conséquent, il s’agit d’encourager l’adoption des politiques, normes et pratiques menant à la stabilité politique, la croissance économique élevée, au développement durable et à l’intégration économique sous-régionale et continentale accélérée.

Cela à travers le partage d’expériences et le renforcement des meilleures pratiques, y compris l’identification des inadéquations et l’évaluation des besoins dans le domaine du renforcement des capacités. En effet, l’évaluation du MAEP est soumise à deux étapes essentielles : une évaluation interne et celle externe.

La première demande aux parties prenantes du gouvernement de notre pays à faire une autoévaluation du système politique, économique, des entreprises et du développement socio-économique et qui sera sanctionné par un rapport national.

Ensuite entame la deuxième étape qui consiste à présenter ce rapport d’autoévaluation national devant les pairs africains lors d’un sommet de l’Union Africaine.

La présentation se fera par le chef de l’Etat et jugée par les autres chefs d’Etat africains. L’objectif ultime pour les autorités de l’Etat pour cette dernière étape, c’est que le Mali soit classé parmi les bons élèves en matière de démocratie et de bonne gouvernance.

Selon son représentant, la commission nationale de la gouvernance MAEP-Mali attend maintenir un climat de confiance entre les parties prenantes pour atteindre l’objectif affiché du gouvernement.

Quant au président du Conseil National de la société civile malienne, pour lui, elle doit accompagner le gouvernement dans ses efforts. C’est pourquoi, il a demandé le respect et la cordialité entre les participants.

LES OBJECTIFS DU DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE

Il s’agit de promouvoir l’auto dépendance pour un développement autosuffisant, d’accélérer le développement socio-économique pour le développement durable et l’éradication de la pauvreté.

Il est souhaité également d’assurer un accès abordable aux services sociaux de base et de renforcer les politiques dans les domaines clés, d’une part, et d’évaluer les progrès accomplis vis-à-vis de l’égalité des sexes et enfin d’encourager la participation élargie des parties prenantes au développement à tous les niveaux d’autre part.

Hady BARRY

24 avril 2008.