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Prennent part à cette rencontre, plus d’une cinquantaine de participantes de groupements féminins et des structures administratives d’Algérie, de la Côte d’Ivoire, du Burkina, de la Guinée, du Maroc, de la Mauritanie, de la République Démocratique du Congo, du Sénégal, du Togo, et du Mali.

Il s’agira au cours de ce panel, d’insuffler une nouvelle dynamique au réseau FEMNET en vue de promouvoir une véritable intégration du genre dans le circuit macro-économique dans la sous région. En outre l’atelier permettra d’inclure la problématique du genre dans les processus de développement de ces pays. Pendant trois jours, les participants définiront les concepts clés de la macro-économie.

Ils se pencheront sur les voies et moyens permettant d’intégrer le genre, les instruments d’analyse du genre et de collecte de données. Ils étudieront les progrès et les techniques de plaidoyer, mais aussi les nouvelles opportunités liées à l’aide publique au développement.

La présidente de FEMNET-Mali, Mme Doumbia Mama Koïta, s’est félicité des avancées remarquables enregistrées dans notre pays en matière de promotion du genre. « FEMNET, en choisissant le Mali pour y tenir cette importante rencontre, rend ainsi hommage aux avancées démocratiques exemplaires de ce pays et son soutien aux autorités maliennes pour leur volonté affichée à promouvoir la femme malienne« , a-t-elle indiqué.

La présente rencontre, a poursuivi Mme Doumbia, qui sera suivie de plusieurs autres rencontres du genre sur le continent ambitionne de réduire les inégalités spécifiques aux genres et appuyer l’autonomisation de la femme en Afrique. FEMNET qui a vingt ans d’existence aujourd’hui a fait sien ce combat. Il sert d’interface entre les décideurs, les institutions régionales et internationales et travaille sur la communication, le plaidoyer, la formation afin de contribuer au renforcement des capacités des organisations féminines œuvrant dans la promotion et la protection des droits humains.

Depuis 2001, FEMNET travaille sur un projet pilote pour une plus grande implication du genre dans le processus de formulation des stratégies de réduction de la pauvreté au Kenya. Cette expérience et l’impact qu’elle a eu ont permis d’étendre le projet à d’autres pays africains.

Le projet relatif à la macro-économie et les Plans stratégiques de réduction de la pauvreté (PSRP) en Afrique incluent la recherche sur les principales dimensions de conception/d’élaboration des documents ou PSRP afin d’influencer le processus national de budgétisation. Les résultats du rapport combiné de ce processus qui a concerné 5 études de cas au Mali, en Ouganda, au Rwanda, en Égypte et en Zambie a permis de confectionner des instruments de plaidoyer et un manuel de formation sur l’intégration du genre dans la macro-économie et dans le PSRP en Afrique.

Les différentes conventions sur l’élimination de la discrimination des femmes, adoptées ou ratifiées par les États membres traduisent la volonté des gouvernements de faire de l’égalité des sexes un principe fondamental du développement humain durable.

Cependant, malgré ces engagements des gouvernements la situation actuelle des femmes africaines reste bien en deçà des espérances formulées à Dakar et à Beijing, a indiqué la présidente de FEMNET-Mali. Ajoutant qu’en dépit des engagements politiques à l’égard des femmes, notre continent enregistre les indicateurs les plus alarmants tant au niveau macro-économique qu’au niveau des secteurs sociaux. Pire la part des femmes au produit intérieur brut (PIB) reste méconnu des études budgétaires.

Le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce a, de son côté, félicité les femmes pour la dynamique du réseau. Ahmadou Abdoulaye Diallo a par ailleurs indiqué que cette rencontre permettra d’outiller les leaders des associations féminines africaines à mieux assurer l’équilibre du genre dans la formation et la mise en oeuvre des projets et programmes de développement.

Une dynamique qui s’inscrit en droite ligne du Programme de développement économique et social (PDES) du président de la République Amadou Toumani Touré, et aussi aux orientations de la Déclaration de Politique générale du gouvernement (DPG) du premier ministre Modibo Sidibé, a conclu le ministre Diallo.

L. DIARRA

18 Septembre 2008