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Les cultivateurs des villages de Fing, de Tangana , de Somona (Commune rurale de Monipé), dans le cercle de Macina , région de Ségou, se sont affrontés. Bilan: plusieurs blessés graves.

En effet, les éleveurs abandonnent leurs troupeaux dans les champs des cultivateurs en plein jour et pire, ils n’hésitent pas a s’attaquer aux paysans presque tous munis des machettes, coupe -coupe et bâtons. Selon certains cultivateurs que nous avons approchés, ils déclarent être victimes des agressions de la part des éleveurs qui bénéficieraient de la complicité au niveau de la justice du Cercle de Macina.

Le dernier événement remonte seulement à un mois et demi dans le champ de mil du jeune cultivateur Sidi Coulibaly, âgé de 40 ans, marié et père de sept enfants. Il a été grièvement blessé par les éleveurs à coup de manchettes et autres armes blanches.

En effet, Sidi Coulibaly, qui avait voulu porter secours à son voisin qui était malmené par un groupe de peulhs dont les vaches avaient complètement détruit le champ, a été pris en partie. Suite à ses blessures, il fut aussitôt évacué à l’hôpital de Macina.

Convoqué par le juge, Sidi a été déféré sans être entendu avec ses blessures. Sur intervention du député Oumar Mariko auprès des autorités, il a été libéré.
Présentement, il est à Bamako pour des soins intensifs. Mais cela n’a pas empêché que le juge de Macina condamne Sidi à payer une amende de 50.000 F CFA aux éleveurs et vise- versa.

Sidi Coulibaly est plutôt préoccupé par son état de santé et le reste le temps le déterminera.

Dans un esprit de conciliation, les chefs traditionnels et autres personnes ressources ont entrepris des démarches. Ils ont adressé plusieurs lettres aux plus hautes autorités afin que le différend qui existe ente eux et les éleveurs soient tranchés. Leur appel semble être entendu, car le Premier ministre, accompagné de quelques membres de son gouvernement, a effectué un déplacement la semaine dernière pour s’imprégner des problèmes que connaît le cercle de Macina.

Dans la journée du 20/12 au 21/12 /2007, les éleveurs ont quitté leur domaine de transhumance tracé et formalisé par l’administration coloniale au moment de la mise en chantier de l’Officie du Niger et cela afin d’éviter les conflits entre éleveurs et cultivateurs. Cette zone de transhumance fut conservée avec notre indépendance et améliorée par la suite par différentes corrections. Les dernières de ces aménagements est le plan 1979 appelé « Plan BOURTHOL« .

Moustapha GUITTEYE

03 Février 2008.